Chanteurs, auteurs, dessinateurs... quand le Tour de France fascine les artistes.

1975 : Salvadore Dali

Peut-être que les épreuves contre la montre ont inspiré l’auteur des montres molles...Toujours est-il que le surréaliste catalan vouait un véritable culte au cyclisme en général et au Tour de France en particulier. Forcément pas pour les mêmes raisons que le commun des mortels puisque, comme il le rappelle dans cet entretien de 1975 (année de la victoire du très réaliste Bernard Thévenet), il était un génie.

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Dali et le sport

1976 : Henri Salvador

En 1976, année de la victoire de Lucien Van Impe, le Tour rend hommage à un autre grand coureur, qui, à l’âge de 40 ans va réussir à se hisser sur le podium, l’immensément populaire Raymond Poulidor.Son buste en bronze a été dévoilé à cette occasion par un de ses supporters les plus inconditionnels, lui aussi populaire et lui aussi sportif reconnu (dans le milieu de la pétanque), Henri Salvador qui avoue sa fascination pour Poupou (fascination qui n'ira hélas pas jusqu'à lui consacrer une chanson).

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Salvador et le Tour de France

1979 : Antoine Blondin

Il a été le chantre du Tour, le « chroniqueur du superflu » comme il se décrivait lui-même, mais un superflu indispensable pour transcrire la passion que soulève le Tour.Dans ses chroniques pour le journal « L’Equipe », il faisait vivre avec truculence le peloton, ses histoires, ses grandeurs et ses bassesses. Pourtant, faisant sienne l’aphorisme de Thomas Edison, « le génie, est fait de 1% d’inspiration et 99% de transpiration », il reconnaissait lui-même les difficultés de l’exercice quotidien.

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Blondi TdF

1999, Michel Tournier

En 1999, année de la première victoire de Lance Armstrong, l’académicien Michel Tournier publie « célébrations », l’un de ses derniers ouvrages. Au crépuscule de sa vie créative, il s’agit pour lui de rendre hommage à tout ce qu’il trouve beau, gracieux, dans le monde qui nous entoure.Il ne pouvait donc manquer d’exalter cette « communion avec le paysage » que constitue le Tour, avec la France entière comme décor d’une dramaturgie profondément humaine.

"Célébrations" de Michel Tournier (Mercure de France, 1999)

La tendresse, nous la trouvons plutôt dans l'intimité du Tour avec la douce France, cher pays de notre enfance. La plupart des disciplines sportives se déroulent en un milieu artificiellement créé pour elles, le stade pour l'athlétisme, la piscine pour la nage, le terrain de foot ou le court de tennis. Mais dans quelques cas exceptionnels, l'homme se mesure avec la nature brute, comme dans l'alpinisme ou la voile.Aucune épreuve pourtant ne va aussi moin dans la communion avec le paysage que la course cycliste. La Grande Boucle épouse l'épaisseur et le tracé de l'Hexagone avec une émouvante fidélité. C'est au point que certains "sites" ne doivent leur célébrité qu'au Tour, comme les 17 tournants de Dampierre, les pavés du Nord ou le col du Galibier.Le modelé de la France profonde s'inscrit dans les muscles des coureurs et chaque jour le spectateur retrouve un morceau de sa patrie enrubanné par le peloton multicolore. C'est toute une imagerie tendre et rafraîchissante qui donne au Tour couleur et chaleur.Et puis, n'est-ce pas, la France reste le pays le plus littéraire qui soit, et 1903 fut une grande année, car elle connut une double naissance, celle du Tour de France et celle du prix Goncourt.

2009 : le tour en BD

Lauréat du Horn Book Award, l’une des plus prestigieuses récompenses de la littérature pour la jeunesse aux Etats-Unis, Nicolas Debon s’est attaqué en 2009 à la légende du Tour.Mais c’est celui de 1910 (remporté par Octave Lapize) qui a retenu son attention. Pour lui, la poésie et l’épopée ont disparu des Tours modernes.

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BD du Tour

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