Il a bien souvent dépassé les frontières de l'hexagone... quand le Tour de France joue au Tour d'Europe. Souvenirs...

1954, Amsterdam

Pour la première fois de son histoire, le Tour part d’une ville étrangère. En l’occurrence, il s’agit d’Amsterdam, dans un pays qui a fait de la pratique de la bicyclette un art de vivre à défaut d’une religion. Après une édition 1953 marquée par des célébrations très franco-fançaises du cinquantième anniversaire de sa naissance, le Tour s’internationalise un peu plus.C’est pourtant un Français, Louison Bobet, qui s’impose à Paris.

### 1959, Bruxelles Le Tour, après les Pays-Bas, ne pouvait éviter de prendre une fois son envol depuis le plat pays, l’autre pays du vélo. En 1958, ce sera la Belgique, et plus précisément Bruxelles, qui accueille cette année-là l’exposition universelle. C’est sur fond d’Atomium que les 120 coureurs vont s’élancer…pour une grande boucle finalement remportée par un Luxembourgeois, Charly Gaul. [](http://www.ina.fr/video/CAF97501615/tour-de-france-2eme-etape-metz-namur.fr.html "http://www.ina.fr/video/CAF97501615/tour-de-france-2eme-etape-metz-namur.fr.html") ### 1994, Portsmouth Nouvelle incursion, la deuxième, en Angleterre, pour les quatrième et cinquième étapes, de Douvres à Portsmouth en passant par Brighton. Sans doute pour célébrer l’évènement, c’est un Britannique, Chris Boardman, vainqueur du prologue, qui portera le maillot jaune jusqu’à…Coquelle, en somme, jusqu’à l’embarquement de la caravane du Tour dans les trains passant pour la première fois sous la Manche. Car 1994, c’est l’année de l’inauguration du tunnel qui rattache l’île au continent, rendant enfin facile pour les cyclistes, les escapades en Angleterre. "Souvenirs et anecdotes" de Tristan Bernard (Cherche-midi, 1992) > Il a toujours été difficile aux cyclistes d’aller de Paris à Londres sans prendre le bateau.[…] Un modeste ingénieur en chef des ponts et chaussées sortit des rangs et indiqua cette solution.Il s’agissait d’abord de jeter entre Calais et Douvres cent mille tonneaux d’huile sur les vagues mugissantes. On choisirait de préférence de l’huile bromurée, pour mieux apaisée la nervosité des flots. Puis, sur la mer désormais plate, on établirait un chemin flottant, formé de plaques de liège, unies entre elles par des crampons d’aluminium. ### 1974, Plymouth L’an prochain, le Tour partira de Leeds, 40 ans après sa première incursion en Angleterre. En 1974, Plymouth avait servi de cadre à la deuxième étape, une boucle de près de 164 kilomètres (100 miles). Passage britannique resté sans lendemain, jusqu’à l’inauguration du tunnel sous la Manche, prétexte à une escapade anglaise 20 ans plus tard, en 1994. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la notoriété anglaise de la course était faible au début des années 70… ### 1987, Berlin En URSS, Gorbatchev lance sa Perestroïka, mais l’Allemagne est encore coupée en deux quand le Tour s’élance de Berlin. Un prologue et deux étapes dans la partie ouest de la ville, puis, après un transfert, 3 étapes partant d’Allemagne de l’Ouest, les organisateurs voulaient clairement donner un signal d’internationalisation de la course. Mais la complexité logistique qui en découlait a mécontenté pas mal de coureurs, et désorienté de nombreux suiveurs.
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