L'étude Pirls a lieu tous les 5 ans depuis 2001. Dans les précédentes versions, la France est toujours restée à un niveau médiocre. Très légèrement au-dessus de la moyenne mondiale mais en dessous de la moyenne européenne. Pourquoi les élèves français ne réussissent-ils pas mieux ?

Le ministre de l'Education nationale en visite dans une école.
Le ministre de l'Education nationale en visite dans une école. © AFP / REMY GABALDA

L'étude internationale Pirls (Progress in International Reading Literacy Study) mesure dans 61 pays ou régions les performances en lecture des élèves à la fin de leur 4ème année de scolarité obligatoire donc en CM1 pour la France, ces enfants ont 10 ans en moyenne.  Dans les précédentes versions, la France est toujours restée à un niveau médiocre.

Cette étude 2017 est présentée et détaillée mardi matin puis le ministre de l'Education nationale organise dans la foulée une conférence de presse sur ce sujet. 

Jean-Michel Blanquer est très attaché à la question de la maîtrise de la lecture. Il avait lancé une polémique en exhortant les enseignants à utiliser la méthode syllabique au lieu de la méthode globale alors que celle-ci n'est plus appliquée.

La France n'a jamais brillé dans Pirls. Cette étude internationale mesure la capacité des élèves de CM1 à déchiffrer un texte, à le comprendre et à en restituer le sens.  

En ce qui concerne le déchiffrage, les petits Français n'ont pas de problème. Dans les précédents tests, ils ont plutôt bien réussi. ce qui prouve que ce ne sont pas les méthodes syllabique, globale, ou semi-globale que l'on applique au CP qui sont en cause. 

Les élèves travaillent moins la compréhension fine

En revanche, les élèves travaillent moins la compréhension fine, le sens implicite des textes. Des compétences que l'on devrait davantage développer entre le CE1 et le CM2. 

Les élèves français ne sont pas suffisamment préparés au type d'exercices proposés dans Pirls. En 2011, lors des derniers résultats, ils obtenus de meilleurs scores sur les QCM (67% de réussite) car ils avait bien décodé les textes. Mais ils ont eu plus de mal lorsqu'il fallait rédiger des réponses (40% de réussite), surtout lorsqu'ils devaient argumenter et non pas seulement raconter ou résumer un texte. 

Le niveau de compréhension est en partie déterminé par le vocabulaire. Or la France se caractérise par de fortes inégalités scolaires et des carences lexicales très importantes chez les élèves les plus faibles. 

Roland Goigoux, professeur des universités en sciences de l'éducation et auteur d'une étude sur la lecture. Il explique au micro de Sonia Bourhan en quoi les petits Français ont du mal à réussir ces tests en général. En cause : la compréhension fine des textes :

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