Des fonds actionnaires de Apple demandent au géant du numérique de prendre des mesures pour lutter contre le phénomène, de plus en plus répandu, de dépendance des jeunes aux écrans. Et en particulier à celui qui ne les quitte pas : leur smartphone.

La présentation du dernier I Phone à  Cupertino
La présentation du dernier I Phone à Cupertino © AFP / JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Deux actionnaires d'Apple, Jana Partners et le fonds de pension des enseignants de l'État de Californie (CaISTRS), ont réclamé au géant du numérique des mesures pour lutter contre le phénomène, de plus en plus répandu, de dépendance des jeunes aux smartphones.

Les deux fonds souhaitent la mise en place d'un logiciel permettant aux parents de limiter l'utilisation du téléphone de leurs enfants. Jana et CaISTRS ont également demandé à Apple d'étudier l'impact sur la santé mentale d'une utilisation excessive d'un téléphone. 

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Dans l'esprit de ses actionnaires, si Apple ne fait rien pour résoudre de problème, cela pourrait avoir des conséquences sur la réputation du groupe, et donc de sa cotation en bourse. Jana et CaISTRS détiennent quelques 2 milliards de dollars de titres Apple, qui affichait 898,5 milliards de dollars (747 milliards d'euros) au cours de vendredi. 

1 ado sur 2 se dit dépendant

Aux Etats-Unis, la question de la dépendance des jeunes aux téléphones est passée au premier plan des inquiétudes des parents.

La moitié des adolescents américains ont le sentiment d'être dépendants de leur téléphone portable et disent se sentir contraints de répondre immédiatement à des messages, selon une enquête menée en 2016 auprès d'enfants et de parents par Common Sense Media, une organisation à but non-lucratif en faveur de médias et de technologies sans danger pour les enfants.  

Le sujet de la dépendance aux téléphones est venu sous les feux des projecteurs en 2016 quand l'actrice et chanteuse américaine Selena Gomez, 24 ans, a annulé une tournée mondiale pour une thérapie visant à sortir d'une dépression et d'un manque de confiance en elle, des affections qu'elle a associées à sa dépendance aux réseaux sociaux.

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