Elle : Dis-moi la vérité, tu la connais ? Lui : Qui ça ? Elle : Ne me prends pas pour une idiote ! Est-ce que tu la connais ? Lui : Mais tu as quoi dans ton verre ? Elle : C’est du champagne. Comme elle. Lui : Mais tu me parles de qui ? Elle : Je te parle de la blonde. Lui : Il y en a plein, des blondes. Elle : Au fond, là-bas, près du buffet. La fille aux gros seins qui n'arrête pas de te faire du gringue ! Il regarde vers le buffet. Il aperçoit la fille blonde. Lui : Elle est souriante, c’est tout. Elle : Souriante uniquement avec les garçons, moi j’appelle ça une allumeuse ! Elle ressemble à Zahia. Lui : Je ne sais pas qui est Zahia. Elle : Mais si, tu sais qui est Zahia. C'est la call-girl de Ribéry. Elle se passe la main dans les cheveux, sans quitter des yeux la fille blonde. Elle : Non mais t'as vu sa tenue ? Lui : Elle a une robe, comme toi. Elle : Non, ça n’est pas une robe. Ce qu’elle a sur le dos, c’est un déshabillé ! Elle serait toute nue ce serait pareil, voire un peu moins vulgaire. Mais bon, j’imagine que ça te plaît ? Lui : Je vais me resservir un verre. Il part se resservir un verre. Elle se passe la main dans les cheveux puis sourit au jeune type qui s'est rapproché d'elle. Le type : Vous êtes venue toute seule ? Elle : Non, je suis venue avec mon amoureux, mais il est allé se resservir un verre. Le type : Vous vous êtes disputés ? Elle : Il vient de flasher sur une blonde. Dès qu'on est invité quelque part, faut qu’il flashe sur une blonde. J’ai beau faire des efforts, essayer d'être un peu sexy, mais non, c'est chaque fois la même chose. Il ne peut pas s'empêcher de regarder les blondes. Le type : Il a flashé sur qui, votre amoureux ? Elle : La grognasse aux gros seins. Celle qui est tout en rouge. Le type : La grognasse ? C’est ma sœur. Elle : Je vais me resservir un verre. Elle part se resservir un verre, tandis que lui revient avec le sien de nouveau plein près du jeune type qui, lui, n'a désormais plus rien à boire. Le type : Paraît que t'as flashé sur une blonde ? Lui : La blonde aux gros seins rouge ? Non, c'est mon amoureuse qui n'arrête pas de se faire des films. En vrai, moi je n'aime qu'elle et je n’ai jamais trop fantasmé sur les gros seins. Tu ne trouves pas que la blonde ressemble à Zahia ? Le type : Je ne connais pas Zahia. Lui : Mais si, tu sais qui est Zahia. C'est la call-girl de Ribéry. Le type : Et toi, tu ne trouves pas que ton amoureuse est quand même très souriante avec les garçons. Elle fait limite « chaudasse ». Tu as vu le film « Happy few » ? C'est sorti mercredi dernier. Lui : Non, je n'ai pas vu « Happy few », mais j'ai revu deux Chabrol ce week-end. Je l'aimais bien, Claude Chabrol. Le type : Je vais me resservir un verre. Le jeune type part se resservir un verre, tandis qu'elle revient vers lui avec le sien de nouveau plein. Son verre à elle. Elle : Dis donc, t’en fais une tête ! Lui : Ce type vient de te traiter de « chaudasse ». Elle : Qu’est-ce que c’est que ce pervers ? Et toi bien sûr, t’as laissé dire ? Lui : Tu voulais que je fasse quoi ? Que je le provoque en duel ? Elle : Tu aurais pu lui envoyer ton verre à la figure. Lui : T'es folle, c'est du champagne ! Elle : Mon honneur vaut donc moins qu’une coupe de champagne. Je te remercie. Lui : Et en même temps, c’est vrai que ta robe est un peu courte. Elle : Elle m’arrive sous les genoux ! L’autre, on lui voit les tétons et tu trouves ça très bien ! Moi, à côté, j'ai l'air d'une nonne, mais non c'est un peu court ! On était pourtant tous les deux quand je l'ai achetée l'autre jour. En plus, elle m'a coûté un bras. Lui : Je crois bien que c'est à moi qu'elle a coûté un bras. Elle : On ne va pas pinailler. Pourquoi dis-tu que ma robe est trop courte ? C’est parce que j'ai de gros mollets ? Lui: Non, c'est parce qu'il y a plein de garçons qui te regardent. Elle : Ah bon ? Dis-moi lesquels, je n’ai pas vu ! Elle observe alentour et se passe la main dans les cheveux. Il y a beaucoup de garçons. Elle : Tu es jaloux ? Lui : Je ne suis pas jaloux mais c'est un peu gênant. Elle : Bien sûr que si, tu es jaloux. J’adore ça quand tu es jaloux. Lui : Je vais me resservir un verre. Il part se resservir un verre tandis qu'elle sourit à la fille blonde qui s'est rapprochée d’elle. La blonde : Elle est sympa, ta robe. Elle : Tu sais, c'est trois fois rien. Juste une vieillerie que j'ai retrouvée tout au fond d'un placard. La blonde : Tu la portes à merveille. Elle : J’aime également beaucoup la tienne. La blonde : En fait, la mienne, ce n’est pas une robe. C’est un déshabillé. Elle : Ça, je n’aurais pas deviné ! La blonde : C’est mon frère qui me l’a prêtée. Il se déguise parfois avec. Tu as vu le film « Happy few » ? C'est sorti mercredi dernier. Elle : Non, je n'ai pas vu « Happy few ». Mais j'ai revu deux Chabrol ce week-end. Je l'aimais bien, Claude Chabrol. La blonde : Je te ressers un verre de champagne ? Elle : Je suis déjà bien pompette, mais tant qu’on y est, pourquoi pas ! La fille blonde s’éloigne avec les verres, tandis que lui revient vers elle avec le sien de nouveau plein. Son verre à lui. Lui : Et alors, l'allumeuse ? Elle : Je la trouve très intéressante. Elle a beaucoup de conversation. Et puis, tu sais, de près, elle est moins vulgaire que Zahia. C'est plutôt un mélange entre Ophélie Winter et Nadine Morano, avec la voix d'Evelyne Delhiat, celle qui présente la météo. J'aime bien la voix d'Evelyne Delhiat. Lui : Moi, j'aime surtout quand elle annonce qu'il y aura du soleil. La voilà maintenant qui se colle à lui pour l’embrasser. Puis elle commence à se déhancher langoureusement en le regardant droit dans les yeux, mais sans lâcher son verre. Elle : Au fait, tu m’as bien dit que t’étais pas jaloux. On est d’accord, tu m’as dit ça ? Lui : Je ne vois pas bien le rapport avec Evelyne Dheliat. Elle : Tu vas le voir, le rapport. Je crois que j'ai un ticket avec la grande blonde aux gros seins. Et moi j’avoue que finalement, elle me plait bien aussi, alors comme tu n’es pas jaloux, ça me fera une expérience... Lui : Cette fois, tu es complètement bourrée. Elle arrête de se déhancher, tandis que la fille blonde revient vers eux. Sans les verres, mais suivie du jeune type. La blonde : Ici, il n’y a plus rien à boire, ma belle. Tu veux venir chez moi ? Lui : Non, elle ne viendra pas. Elle n'a jamais aimé les blondes. Le type : Et toi, mignon, tu veux venir ? Lui : Je ne viendrai pas non plus. Demain, je joue au foot. Il faut que je sois en forme et que je me couche tôt. Le type : Dommage. J'adore les footballeurs. La blonde : En plus, demain, il va pleuvoir. Ils l'ont dit à la météo. La fille blonde et le jeune type s'éloignent. Ils se rapprochent d’un autre couple. Elle passe la main dans ses cheveux. Elle : Je peux savoir depuis quand tu t'es mis au football ? Lui : Elle te va vraiment bien, ta robe. "Les Amants du boulevard", 3ème épisode, diffusé le 21/09/2010 dans le "5/7 Boulevard".

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