[scald=35545:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Les amis de Dominique Strauss-Kahn ont exprimé mardi leur soulagement à la perspective de voir la justice américaine abandonner les poursuites contre l'ancien directeur du Fonds monétaire international.

Celui qui était présenté comme un prétendant à l'Elysée avant son arrestation pour tentative de viol le 14 mai se présente mardi devant un juge à New York avec l'espoir que ce dernier refermera un dossier pénal ouvert le 14 mai dernier.

Le procureur a demandé lundi l'abandon des poursuites en raison des mensonges reprochés à l'accusatrice de "DSK", Nafissatou Diallo, même si la procédure civile devrait continuer son chemin aux Etats-Unis.

Martine Aubry a fait part de son "immense soulagement" à l'idée d'un épilogue favorable à son ancien collègue du gouvernement de Lionel Jospin.

"C'est du bonheur, un soulagement (...) On attendait tous qu'il puisse sortir enfin de ce cauchemar", a déclaré sur France Info la candidate à la primaire PS.

Pierre Moscovici, soutien de Dominique Strauss-Kahn devenu coordinateur de la campagne de François Hollande, a eu "une réaction affectueuse pour lui-même, pour sa famille".

"Ils viennent de vivre une épreuve terrible, une épreuve judiciaire, morale, et j'imagine leur soulagement", a-t-il dit sur RTL. "Dominique Strauss-Kahn retrouve sa liberté de mouvement, de parole, une liberté morale, de pensée".

"Sans doute sortira-t-il différent de cette épreuve. Il faut lui laisser le temps de se reconstruire personnellement", a poursuivi le député du Doubs.

Au terme de plus de trois mois de bataille judiciaire de l'autre côté de l'Atlantique, le député candidat à la primaire Manuel Valls, a déploré sur LCI "un immense gâchis pour Dominique Strauss-Kahn lui-même et pour la France".

"UNE VOIX UTILE"

"Mais enfin, aujourd'hui, je goûte avec bien d'autres le plaisir de voir ces accusations se lever et la possibilité pour Dominique Strauss-Kahn de retrouver une vie normale".

André Vallini, député de l'Isère, a déclaré sur la même chaîne attendre la version de Dominique Strauss-Kahn dans cette affaire, "ce qui est important parce que nous n'avions jusqu'à maintenant que la version de la femme de chambre, Mme Diallo".

A droite, Jean-François Copé a dit imaginer "le soulagement qui doit être le sien et celui de ses proches". "Pour le reste, j'avais demandé à l'équipe dirigeante de l'UMP de faire preuve de beaucoup de retenue et c'est une ligne que je souhaite conserver", a-t-il ajouté sur France Info.

Sa liberté retrouvée, Dominique Strauss-Kahn pourrait réapparaître dans le paysage politique français, où on lui prédisait, avant l'affaire, un avenir au premier plan.

"Il faut lui laisser la liberté de s'exprimer et lui laisser surtout le temps de revivre" a estimé Martine Aubry. "Dominique est de toutes façons utile à la France, son pays auquel il est tellement attaché, et il le sera sous les formes qu'il choisira et qu'il dira".

En ces temps de crise, "c'est quelqu'un dont la parole comptera", a prédit Pierre Moscovici.

"Il y a peu d'hommes en France, pas seulement à gauche, qui connaissent ces sujets autant que lui", a-t-il fait valoir. "Ses analyses compteront, sa manière de s'engager comptera, son désir d'accompagner l'alternance comptera"

"Il ne sera pas candidat à la primaire, il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle mais oui, le moment venu, il peut faire entendre une voix utile à la gauche et au pays et je le souhaite", a-t-il insisté.

Le député Jean-Marie Le Guen parie lui aussi sur un retour gagnant de l'ex-patron du FMI.

"Evidemment Dominique Strauss-Kahn n'est pas candidat à l'élection présidentielle mais évidemment aussi à partir du moment où son innocence est reconnue, où il est rétabli dans son honneur, sa parole prendra une importance considérable".

Elizabeth Pineau, édité par Clément Guillou et Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.