Les pantalons ont des pattes d'eph', VGE dépénalise l'avortement, Charles Denner aime les femmes, Supertramp petit déjeune en Amérique... et pendant ce temps là sur le Tour...

1971 : patatras !

C’est l’une des étapes qui ont forgé la légende du Tour.Une édition promise cette année là au « cannibale » Eddy Merckx, qui pourtant va trouver sur sa route un rival enfin à son niveau : Luis Ocana, l’Espagnol au physique de Don Quichotte malmène le Belge dans toutes les côtes et s’empare du maillot jaune en gagnant la 11ème étape à Orcières-Merlette. Deux jours plus tard, sous la pluie et dans la descente du col de Menté, alors qu’ils sont échappés, Merckx fait un écart provoquant la chute d’Ocana. Quand celui-ci se relève, il est percuté par Zoetemelk, et grièvement blessé, contraint à l’abandon. Antoine Blondin écrira dans « L’Equipe » : « Ocana n’était peut-être pas le meilleur de la course, mais il en était le soleil ».

### 1972 : arrivée royale « Impitoyable et magnifique ». C’est le titre de l’article de Jacques Goddet, Directeur de « L’Equipe » après l’étape de montagne entre Orcières-Merlette et Briançon, remportée en solitaire par Eddy Merckx en route pour sa quatrième victoire consécutive.Il ne restait plus au Belge qu’à contrôler ses adversaires jusqu’au dernier jour, puis à les assommer dans le contre-la-montre autour de Versailles où pourtant Felice Gimondi et Raymond Poulidor se lançaient dans un véritable baroud d’honneur. ### 1974 : on a chanté la merckxicaine Ce sera la cinquième victoire du « Cannibale » en cinq participations. Et les suiveurs ne savent plus à quel Saint se vouer, puisque le plus dangereux rival du Belge sera une fois encore Raymond Poulidor, presque quadragénaire baptisé « quadragêneur » par Antoine Blondin. Et du coup, l’hégémonie merckxienne suscite de nombreuse initiatives. La moins originale n’est pas cette « Merckxicaine », même pas basanée, enregistrée par un orchestre spécialisé dans les jingles pour la radio et la télé.Cherchez le rapport avec le vélo…
### 1975 : aux Champs Elysées... Pour la première fois dans son histoire, le Tour s’offre une arrivée sur les Champs Elysées. C’est le Président Giscard d’Estaing qui a permis la chose, sollicité par le présentateur de télé Yves Mourousi. Cette première consacrera un sprinter, en l’occurrence, le Belge Walter Godefroot, plus connu dans le peloton comme « Le bouledogue flamand ».Un Tour au demeurant passionnant de bout en bout, dans lequel, Bernard Thévenet a eu raison, à la régulière, d’un Eddy Merckx pourtant champion du Monde en titre. ### 1979 : tete dure... comme du granit Pour son deuxième succès consécutif (en deux participations), « Le Blaireau d’Yffiniac » a du se battre tout au long des 3765 kilomètres contre un Joop Zoetemelk qui n’a même pas abdiqué dans la dernière étape, disputant le sprint des Champs Elysées à son vainqueur.Ainsi poussé jusqu’à ses limites, Bernard Hinault a dû faire preuve d’une force de caractère peu commune. Il s’en explique au micro de Jean-Paul Brouchon
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