"Jurassic World" sort en salles ce mercredi, 22 ans après le premier long-métrage de Steven Spielberg. Les images sont certes impressionnantes, mais elles sont truffées d'erreurs scientifiques. Explications.

Comme dans "Jurassic Park", "Jurassic World" nous plonge dans l'univers d'un parc d'attraction où des scientifiques donnent naissance à des dinosaures en manipulant leur patrimoine génétique. Résultat : des créatures XXL, féroces, voraces, intelligentes et incontrôlables. Côté images de synthèse, rien de bien neuf. C'est même le contraire : les découvertes scientifiques des vingt dernières années ont litteralement été oubliées. Jean Le Loeuff est le directeur du Musée des dinosaures d'Espéraza (Aude) :

C'est notamment le cas des raptors, ces petits dinosaures carnivores, qui devraient être couverts de plumes. On le sait depuis les années 2000. Là, ce n'est pas le cas, ils sont restés fidèles aux originaux de 1993.

C'est d'autant plus important que ces dinosaures à plumes sont les ancêtres des oiseaux actuels. Autre affront à la science : l'importance des fouilles. Jean Le Loeuff :

Finalement, tout est basé sur de la pseudo-génétique. Sauf que nous n'avons pas la moindre trace d'un ADN ou d'une protéine de cette époque (le crétacé).

Ceci n'est pas un documentaire !

L'allure de certaines bestioles est franchement ridicule, estime pour sa part Michel Fontaine, spécialiste des impressions 3D de dinosaures. Non, les brontosaures n'ont pas la queue qui traînent par terre ni un cou en forme de "S" comme les cygnes !

De nombreuses études biomécaniques ont été réalisées ces dernières années et elles montrent que le cou de cygne ne marche pas ! Les brontosaures avaient plutôt le cou dans l'axe du corps.

Certes, il ne s'agit pas d'un documentaire animalier, reconnaissent les paléontologues. Mais ce "Jurassic World" ne devrait pas susciter de vocations... Seulement quelques frissons.

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