En France, en huit ans, pas moins de 30 établissements gérés par la fédération des auberges de jeunesses ont fermé définitivement leurs portes ou ont été vendus.

Les auberges de jeunesse ne sont plus ce qu'elles étaient
Les auberges de jeunesse ne sont plus ce qu'elles étaient © Getty / Klaus Vedfelt

Les professionnels évoquent également  à mi-voix un déficit d'exploitation qui avoisinerait les 20 millions d'euros et un manque cruel d'investissements pour moderniser les auberges de jeunesse et les rendre conformes aux attentes des jeunes clients.

Pourtant le concept même des auberges de jeunesse n'est pas mort mais désormais ce sont des hôteliers privés hors du cadre associatif qui proposent des hébergements pour les jeunes.

Ils s'appellent Hostel ideal, Generator ou encore Eklo. Beaucoup de quinquagénaires et de retraités fréquentent maintenant ces auberges "de jeunesse". 

En quelques années, en apportant du confort, des chambres individuelles et de la restauration, ils ont complètement ringardisé les auberges dont le modèle avait guère changé depuis les années 30.

Dominique Billy est l'ancien gérant de l'auberge de jeunesse d'Anglet aujourd'hui fermée : 

C’est le problème : les opérateurs privés ont mis sur le marché des auberges avec de l’animation, une gamme tarifaire allant de la suite junior jusqu’au dortoir en passant par les chambres individuelles. Et on n'a  pas su réagir à temps

Ajoutée à de sites comme Airbnb, cette offre d'auberges de jeunesse nouvelle génération pourrait bien précipiter à brève échéance la fin des auberges de jeunesses traditionnelles.

► CONSULTER | Le site de la Fédération unie des auberges de jeunesse

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