Les patrons d'auto-écoles sont dans la rue ce mardi à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, et Nantes. Ils protestent contre la concurrence des plateformes en ligne.

Les patrons d'auto-école manifestent contre la concurrence des plateformes sur internet
Les patrons d'auto-école manifestent contre la concurrence des plateformes sur internet © Getty / Manuel Breva Colmeiro

Les patrons d'auto-écoles ont décidé de mener plusieurs opérations-escargot dès ce mardi matin à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, et Nantes. Dans la capitale, le rendez-vous est donné dès 6h30 à différentes portes de la capitale. Nouveau et dernier motif de grogne : la dématérialisation de l'inscription au permis de conduire.

A quelques clics seulement du permis de conduire

Plus besoin de passer par une école de conduite ou par des démarches compliquées en candidat libre directement en préfecture, l'inscription se fera bientôt en quelques clics. C'est déjà le cas dans certains départements pilotes, mais c'est en novembre prochain que les guichets des préfectures devraient fermer.

Pour les patrons d'auto-écoles, cette mesure ne fera que favoriser une fois de plus les auto-écoles en ligne : la concurrence est rude avec ces plateformes sur internet, qui cassent les prix en mettant en relation des candidats avec des moniteurs indépendants, tout en réduisant les coûts de paperasses et de travail de bureau grâce au numérique.

Patrice Bessone, le patron du syndicat CNPA-Education Routière, estime que cette nouvelle mesure est un cadeau pour ces plateformes en ligne:

Cela leur permet de capter une clientèle qu'il n'avait pas, et les jeunes qui vont aller vers ces écoles de conduite dématérialisées risquent de payer beaucoup plus cher, alors qu'ils y allaient pour un moindre coût

Au contraire, selon Romain Durand, directeur général de l'auto-école en ligne Le Permis Libre, cette dématérialisation va faciliter la vie de tout le monde, et il faut savoir s'adapter :

Plutôt que de les pousser à manifester, ils feraient mieux de les pousser à se digitaliser et à se mettre au goût du jour, sauver les agences en leur permettant d'avoir des sites internet, de la réservation en ligne, et de changer de business-model, ce qu'elles auraient dû faire depuis quelques années. L' état est allé très vite pour les réformes sur le code de la route, la digitalisation des inscriptions, et les auto-écoles ne sont pas capables de suivre

Les patrons d'auto-écoles classiques réclament, eux, des "bornes numériques d'inscription" en mairie, comme disent-ils, pour la carte d'identité ou le passeport.

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