Alors que la France se mobilise aussi ce samedi pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, un rapport gouvernemental sur le sujet révèle des chiffres toujours plus alarmants, en particulier au sein même du couple.

Un rapport du gouvernement révèle qu'en France, en 2016, 123 femmes sont mortes sous les coups de leur partenaire.
Un rapport du gouvernement révèle qu'en France, en 2016, 123 femmes sont mortes sous les coups de leur partenaire. © AFP / Denis Meyer / Hans Lucas

Des rassemblements dans plusieurs villes de France et une intervention d'Emmanuel Macron vont marquer samedi la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, dont la résonance est amplifiée cette année par l'onde de choc du scandale Weinstein. En attendant, la mission interministérielle  pour la protection des femmes contre la violence et la lutte contre la traite des être humains (MIPROF) publie ses chiffres, où l'on découvre qu'une grande partie de ces violences, y compris les violences sexuelles ont lieu au sein même du couple.

►LIRE AUSSI | Le rapport de la MIPROF, sur les violences faites aux femmes en France en 2016

en France, chez les femmes majeures victimes de viol, un tiers des cas enregistré par les forces de police est commis par le conjoint ou ex-conjoint. Le nombre total est d'ailleurs en augmentation. Ce qui fait froid dans le dos, c'est que souvent les violents - et donc les violences- sont connus. Près d'un tiers des femmes qui sont mortes sous les coups de leur mari, ou de leur petit ami, étaient identifiées comme victimes par les forces de l'ordre, et/ou leur entourage. 

Tuer sa partenaire pour la garder

Les mobiles - jalousie, refus de séparation - sont révélateurs d'une volonté d'emprise et de contrôle de l'auteur sur sa partenaire. En gros, les hommes tuent les femmes pour les garder - c'est paradoxal - alors que les femmes qui tuent leur conjoint  (28 victimes en 2016) le font pour s'en débarrasser...Plus de la moitié, d'ailleurs, parce qu'elles sont victimes de violences conjugales. 

Dans la population, 1% des Françaises (225.000 femmes) déclarent avoir subi des violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint l'année dernière, et dans une immense majorité des cas, elles subissent des violences répétées. Moins de la moitié déposent plainte ou font l'objet de constatation.  

Le nombre de condamnation est inférieur à 10% des faits subis. Un grand nombre de faits ne sont pas poursuivis.

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