Plus de peloton, plus d'équipe... le contre-la-montre ou la solitude du coureur cycliste.

1949, Coppi

Le Tour 1949 est celui de la passation des pouvoirs entre deux Italiens, Gino « le pieux » Bartali et Fausto « campionnissimo » Coppi.Bartali a réussi à porter le maillot jaune une fois grâce à sa victoire à Briançon. Mais dans l’étape suivante, distancé après une crevaison et une chute, il a dû laisser les commandes à son jeune compatriote. Lequel a tenu - dans l’avant-dernière étape, 137 kilomètres seul face au chronomètre dans l’épreuve de vérité des coureurs - à démontrer qu’il n’était pas un usurpateur.

### 1965, Poulidor En 1965, le contre-la-montre du Mont Revard est probablement la dernière chance pour Raymond Poulidor de ravir le maillot jaune à l’Italien Felice Gimondi. Réputé moins fort rouleur, l’Italien - inattendu maillot jaune depuis la 9ème étape - avait consenti beaucoup d’efforts pour défendre sa place.On attendait donc le Limousin au sommet du Revard : on eut un éclatant triomphe de l’Italien, vainqueur avec 23 secondes d’avance sur son rival. ### 1978, Zoetemelk En 1978, les organisateurs ont encore décidé de faire arriver un contre-la-montre au sommet du Puy de Dôme, cumulant les difficultés des deux plus difficiles exercices du cyclisme.Le résultat, c’est une étape mémorable de 52 kilomètres 500, dans laquelle le futur vainqueur du Tour, qui emmenait déjà un braquet monumental sera dominé par le Néerlandais Joop Zoetemelk, tandis que le porteur belge du maillot jaune, Joseph Bruyere en était réduit à limiter la casse.Une grande opposition de styles. ### 1983, Fignon En 1983, Laurent Fignon remporte son premier Tour.Maillot jaune depuis que Pascal Simon a été forcé à l’abandon dans l’étape de l’Alpe-d’Huez, il lui « suffit » de contrôler l’Espagnol Angel Arroyo et le Hollandais Peter Winnen pour être certain de triompher à Paris. La veille de l’arrivée, sur le circuit de Dijon, il va faire mieux que contrôler la situation, il va s’imposer en véritable patron du peloton. ### 1986 : un électrocardiogramme en direct pendant un contre la montre En 1986, les performances des coureurs enthousiasment les passionnés, et on se demande comment ils peuvent supporter les efforts qu’on leur demande.Les outils d’analyse en laboratoire apportent bien quelques réponses, mais rien ne remplace l’expérience du terrain.C’est pourquoi, avec l’accord du coureur, le cardiologue Alain Ducardonnet a pu analyser en direct le rythme cardiaque de l’Italien Bruno Leali, en plein effort dans une côte de la neuvième étape, un contre-la-montre autour de Nantes.
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