Si le gouvernement "se donne une chance" d'éviter un reconfinement, c'est parce que les indicateurs ne montrent pas une envolée incontrôlable de l'épidémie.

Les indicateurs forment une sorte de plateau ces derniers jours.
Les indicateurs forment une sorte de plateau ces derniers jours. © Radio France

Éviter le reconfinement, gagner du temps : c'est le mot d'ordre, au gouvernement. L'idée est de "limiter la casse", déclarait dimanche Olivier Véran. "Se donner une chance", disait même Jean Castex vendredi soir, en annonçant notamment la fermeture des frontières avec les pays extérieurs à l'UE et des centres commerciaux non alimentaires de plus de 20.000 mètres carrés. "Le moindre mois, la moindre semaine, le moindre jour de confinement qu'on peut éviter aux Français, il faut qu'on le prenne", confirmait en fin de week-end le porte-parole Gabriel Attal. En résumé, chaque jour compte pour tenter d'éviter d'avoir, de nouveau, à serrer la vis.

Ainsi, les indicateurs de l'épidémie sont scruté de près : et si le nombre de personnes hospitalisées (plus de 27.000 malades actuellement) se rapproche dangereusement des pics observés pour la première et la deuxième vague (32.000 et 33.000), les contaminations, les admissions hospitalières ou les entrées en réanimation ne grimpent pas, pour l'instant, de façon incontrôlée, comme le montrent ces graphiques.

La semaine dernière, pas plus de 20.400 nouveaux cas par jour

À observer l'évolution des nouveaux cas de Covid-19 chaque jour, au niveau national, les contaminations semblent ne pas s'envoler ces derniers jours. Depuis le week-end dernier (le vendredi 22 janvier), on observe d'ailleurs très clairement un plateau sans hausse véritable. Le nombre de nouvelles contaminations ne dépasse pas les 20.364, chiffre le plus haut, lundi dernier.

Pas de pic du taux de positivité

Là encore, ces derniers jours, le taux de positivité n'a pas dépassé les 7% de tests positifs sur l'ensemble des PCR réalisés en France. La semaine dernière (entre dimanche et jeudi), ce taux était même en légère baisse, passant de 6,89 % à 6,67 %. Il a pu atteindre, au plus fort de la seconde vague, des taux allant au-delà des 15 %.

Même constat dans les hôpitaux

Sur le front des hôpitaux, les indicateurs montrent une situation similaire avec ce même plateau. Depuis le 24 janvier, les admissions à l'hôpital de malades Covid-19 sont assez stables (autour de 1 600 personnes chaque jour en France) et tendent même à baisser légèrement ces derniers jours.

S'ils ont connu, sur le début du mois de janvier, une hausse du nombre quotidien de patients Covid admis, les services de réanimation en France sont aussi sur une sorte de "plateau montant" depuis quelques jours.