Les derniers détenus ont été transférés le 20 juillet
Les derniers détenus ont été transférés le 20 juillet © Radio France / Corinne Audouin

La contrôleure des prisons épingle les conditions d'accès aux soins des détenus en France. Que ce soit dans les centres de détention ou dans les hôpitaux, elle constate de nombreuses entorses aux droits fondamentaux.

Le premier constat est évident : il n'y a pas assez de médecins spécialisés qui officient en prison. Ce manque entraîne des extractions quasi-systématiques quand les détenus ont besoin d'une consultation spécifique. Or ces extractions nécessitent du personnel, dont on manque. Au final, de trop nombreux rendez-vous sont annulés faute de moyens humains.

De nouvelles solutions pour mieux soigner les détenus

L'une des solutions proposées par la contrôleuse des prisons, c'est d'autoriser les détenus à se rendre seul chez le médecin, s'ils ne présentent aucun danger. Elle encourage aussi le développement de la télémédecine, qui a permis de diminuer le taux d'extractions à la prison de Bois d'Arcy, où elle est expérimentée pour la dermatologie.

Il faut aussi améliorer les droits des détenus à l'hôpital. Ce ne sont pas les mêmes qu'en prison. Il leur est interdit, par exemple, de recevoir de la visite (y compris celle d'un avocat), d'envoyer du courrier, de regarder la télévision et même de sortir à l'extérieur. Certains détenus préfèrent ainsi se passer de soins plutôt que d'être confrontés à des conditions plus difficiles qu'en cellule.

Avis CGLPL prise en charge des détenus hospitalisés publié par chloemartin

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