Avec la baisse des cotisations patronales, les emplois à domicile sont repartis à la hausse en 2015 : plus d’un milliard d'euros de salaires en plus au premier trimestre.

Les français déclarent davantage les heures de leur garde d'enfant
Les français déclarent davantage les heures de leur garde d'enfant © Maxppp / LIF

Les français recommencent à embaucher des nounous, des femmes de ménages ou des jardiniers, en version légale : grâce à la baisse des cotisations patronales, le nombre d’employeurs progresse de 0,2% et le nombre d’heures de 0,5%. Une hausse très marquée, dans un secteur pourtant à la baisse depuis près de trois ans. Le nombre d'heures déclarées a même affiché sa première hausse en quatre ans (+0,5%).

Selon Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fédération des particuliers employeurs (Fepem), rappelle que ce secteur, avec 530.000 emplois équivalent-temps-plein, représente autant en cumulé que "la SNCF, Orange, La Poste et Air France", ou encore "la totalité de l'agro-alimentaire". Elle a attribué ce début de reprise, qui selon elle devrait se confirmer, à la baisse du coût de l'emploi, liée aux allègements de charges votés pour les particuliers employeurs.

"Aujourd'hui déclarer un employé à domicile coute moins cher que de l'employer au noir" (Marie-Béatrice Levaux)

Les gardes d'enfants boostent les chiffres

C’est du côté de la garde d’enfants que l'emploi à domicile progresse le plus: la masse salariale est en hausse de 2,2% en un trimestre, grâce à une augmentation marquée du nombre d'heures déclarées (+1,7%).Ce secteur avait bénéficié d'un coup de pouce fin 2014 avec le vote d'un allègement de charges forfaitaire renforcé (de 0,75 à 1,50 euro par heure travaillée) pour les employeurs faisant garder leurs enfants de 6 à 13 ans.

Le nombre total de particuliers employeurs s'élevait à 2,803 millions fin mars 2016, en hausse de 0,7% sur un an. Aujourd'hui, les particuliers paient à leur employé à domicile une somme nette et s'acquittent de charges chaque mois, et récupèrent la moitié de la somme totale l'année suivante sous forme de crédit ou réduction d'impôt.

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