dans le métro
dans le métro © CC fanch sans colorant et sans conservateur

Souvent minimisés, le harcèlement et les violences sexuelles dans les transports en commun doivent être reconnus et combattus, préconise le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes dans un rapport publié jeudi et remis au Gouvernement qui dit vouloir agir très rapidement.

Remarques sexistes, insultes, seins pincés, "frottages" voilà ce que vivent souvent les femmes dans les transports en commun.

Selon le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) dans un rapport remis jeudi par la présidente du HCEfh, Danielle Bousquet, à la secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard :

100% des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle.

Reportage de Cécilia Arbona dans le Métro parisien

Santé Marisol Touraine a salué un rapport "de grande qualité", mais a surtout annoncé que le gouvernement prendra des "mesures fortes" d'ici quelques semaines.

Pour la Ministre de la Santé :

Il est insupportable, inacceptable pour les femmes qui prennent le métro, le bus, un transport en commun, d'être exposées comme cela à des sifflements mais aussi à des injures, à des observations, voire davantage, à du harcèlement et à des gestes déplacés.

Quelles solutions ?

Massifs, violents, dégradants et souvent occultés, le harcèlement et les violences sexuelles dans les transports en commun doivent être reconnus et combattus par tous, usagers, opérateurs, collectivités, préconise le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh). Le Haut conseil propose un grand plan national d'action et recommande la possibilité d'envoyer des sms ou de télécharger des applications pour prevenir en cas d'agression qu'on subit ou dont on est témoin. Le HCEfh recommande aussi de mieux organiser les transports par bus (arrêts à la demande à proximité de la destination finale, amplitude horaire...), comme cela a été expérimenté au Canada, afin de sécuriser les personnes seules la nuit.

Il faut expliquer, dire quelle est la situation des femmes et que ces actes relèvent du pénal et pas du banal explique la présidente du Haut Conseil Danielle Bousquet avec Sandy Dauphin

La campagne recommandée par le Haut conseil pourrait débuter à la rentrée.

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