Alors que s'ouvre ce mardi la "Paris Health Care Week", le grand congrès annuel du monde hospitalier,et que le plan Hôpital devrait être présenté dans quelques jours, le baromètre santé ODOXA (dont France Inter est partenaire) réaffirme l'attachement des Français à leurs hôpitaux.

Une grande majorité de Français pensent que la tarification à l'activité est une mauvaise chose.
Une grande majorité de Français pensent que la tarification à l'activité est une mauvaise chose. © AFP / Christophe HEROU

Les Français se déclarent également prêts aux révolutions technologiques. Cette enquête a été réalisée non seulement en France (sur 3.000 Français) mais dans plusieurs pays européens (Allemagne , Italie, GB... en tout, 6.900 personnes) et également auprès de 1.500 personnels hospitaliers.    

Au total, 85 % des Français interrogés ont une bonne opinion de leur Hôpital, et 94 % aiment aussi ceux qui y travaillent : c'est 10 % de plus que la moyenne européenne.

À quelques jours d'annonces qui devraient justement le réformer, ils sont très attentifs à son devenir, et veulent plus d'investissements. Ils sont par ailleurs conscients que la tarification à l'activité peut conduire à des dérives. D'ailleurs 67 % estiment que c'est une mauvaise chose, car elle pousse à marchandiser la santé, à faire plus d'actes que nécessaire.

82 % des infirmières ne recommandent pas cette profession à leurs enfants

Ils souhaitent par ailleurs une augmentation des effectifs, entre autres des infirmières, qui sont décrites comme débordées par 88 % des personnes interrogées. Il est intéressant de constater d'ailleurs que 82 % des infirmières ne recommandent pas cette profession à leurs enfants.

Les Français souhaitent aussi des hôpitaux dirigés par des médecins et non des technocrates, une volonté qui devrait parler à la ministre de la santé, elle-même médecin.

Même si cela peut surprendre, nos concitoyens ne sont plutôt pas réfractaires à effectuer quelques kilomètres de plus : 53 % préfèrent un grand hôpital plus éloigné, mais qui concentre de nombreuses spécialités, à un petit hôpital plus proche. Une opinion partagée par tous les Européens.

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