Certaines femmes avaient laissé tomber le soutien-gorge pendant le confinement. Et, d'après une étude l'IFOP publiée ce mercredi, il semblerait que cette période ne leur ait pas donné très envie de le remettre...

Le #NoBra tente beaucoup de jeunes filles mais n'ets pas toujours simple à assumer
Le #NoBra tente beaucoup de jeunes filles mais n'ets pas toujours simple à assumer © Getty / ballyscanlon

D'après une étude l'IFOP*, la tendance du "no bra" (pas de soutien-gorge) trouve de plus en plus d'adeptes. 

Et ce ne sont pas Camille et ses amies qui diront le contraire. La jeune femme de 23 ans, assise dans l'herbe du parc de la Villette, à Paris ne met plus de soutien-gorge depuis le confinement : "Avant j'en mettais tous les jours. Mais pendant le confinement, je n'en mettais plus parce que je ne sortais pas" et cela lui a "changé la vie" affirme-t-elle. Question de "confort" et de liberté. "Si ce n'est pas gênant et qu'on n'a pas besoin de ce maintien, on le fait librement".

Elles seraient ainsi 18%, chez les moins de 25 ans, à avoir pris le pli. Elles étaient seulement 4% avant le confinement.

Poitrine libre oui, mais peur que ça se remarque trop...

Cela dit, ce confort et cette liberté retrouvés, Camille les adapte quand même aux situations : "Si je mets des vêtements amples, je ne vais pas mettre de soutien-gorge. Si jamais on voit mes tétons à travers un vêtement, je vais préférer en mettre un". Ses amies autour d'elles font un peu le même constat. Ainsi Winona a mis sa robe ce matin sans soutien-gorge et a trouvé que cela "faisait joli" et a donc décidé de s'en passer. "Cela dépend des vêtements" conclut-elle.

Cela dépend aussi des circonstances pour Emma. Elle, a décidé de remettre le soutien-gorge en revenant au travail. "Cela fait plus pro" sourit-elle et surtout elle "sent plus rassurée d'en porter un". Elle se dit de la "team soutien-gorge" par habitude et aussi pour un autre type de confort.

Pourquoi donc ne pas porter de soutien-gorge serait-il vu comme "aguicheur" ?

Car malgré le sentiment de liberté, il y a bien des "regards parfois insistants" a noté Marion qui a décidé par exemple "de mettre une veste dans les transports en commun, au cas où". "C'est déplaisant de sentir ces regards-là. Ce sont les mêmes que lorsqu'on met des jupes ou des robes" note-t-elle.

Pourtant, la jeune femme ne "se sent pas tout aguicheuse". Ce n'est pas son sujet. Elle se sent "confortable, à l'aise dans [son] corps et contente" quand elle ne porte pas de soutien-gorge. La plupart du temps, les regards des autres, elle n'y pense pas.

Pour autant, d'après l'étude de l'IFOP, un Français sur cinq (hommes et femmes confondus) considère que laisser apparaître ses tétons peut être considéré comme une circonstance atténuante pour l'agresseur en cas d'agression sexuelle.

48% des personnes interrogées estiment qu'une femme qui ne porte pas de soutien-gorge prend le risque d'être harcelée voire agressée.

* Étude Ifop pour Xcams  réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 12 juin 2020 auprès d’un échantillon de 3 018 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine.

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