Âge maternel plus élevé, surpoids, obésité : une enquête nationale menée en 2016 démontre que les facteurs de risques chez les Françaises enceintes sont en hausse depuis 2010.

D'après une étude nationale de l'Inserm et de la DREES, les facteurs de risque lors des grossesses augmentent chez les Françaises. Photo d'illustration.
D'après une étude nationale de l'Inserm et de la DREES, les facteurs de risque lors des grossesses augmentent chez les Françaises. Photo d'illustration. © Maxppp / Maxppp

L'institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) publient ce 11 octobre, les premiers résultats d'une enquête nationale périnatale, menée en 2016. La dernière remontait à 2010. Entre temps, un constat : au fil des années, certains facteurs de risques ont augmenté, lors de la grossesse des Françaises.

Des mamans de plus en plus âgées

Parmi ces facteurs à risque: l'âge moyen de la mère pour une première naissance qui recule. En 1977, les Françaises maternaient pour la première fois aux alentours de 26 ans. Aujourd'hui, deux femmes sur dix ont eu leur premier enfant après 35 ans. Elles sont 4% à avoir enfanté pour la première fois, après 40 ans. À noter que les femmes enceintes en Outre-Mer sont plus jeunes : 6% d'entre elles ont entre 18 ans et 19 ans contre 2% en métropole. Autre différence sur le statut : 25% de ces femmes déclarent ne pas vivre en couple dans les DROM (départements et régions d'Outre-Mer, alors qu'elle ne sont que 5% dans le même cas en métropole.

Autre phénomène inquiétant : le surpoids et l'obésité touchent près d'une femme enceinte sur cinq. Quant au tabagisme, il ne baisse pas par rapport à 2010, 17% d'entre elles continuent de fumer, même enceinte. Elles sont également peu nombreuses à se faire vacciner contre la grippe, malgré les efforts de sensibilisation et de prévention menés chaque année, par le biais des différentes campagnes.

Les naissances prématurées en hausse

Les bébés nés prématurément sont de plus en plus nombreux : ils représentent 6% des naissances en 2016 (4,5% en 1995). Deux sur dix, sont nés par césarienne. Quant à l'épisiotomie qui a défrayé la chronique ces derniers mois (acte chirurgical qui consiste à inciser le périnée pour faciliter l'expulsion du fœtus), la pratique semble se raréfier. La plupart des femmes interrogées se disent par ailleurs satisfaites de la prise en charge de leur douleur pendant l'accouchement.

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