Même si la pilule reste la méthode contraceptive la plus utilisée, elle connaît une désaffection persistante en France depuis 2012, selon une étude de Santé Publique France.

Les Françaises utilisent de moins en moins la pilule contraceptive, selon une étude de Santé Publique France, publiée le 25 septembre 2017.
Les Françaises utilisent de moins en moins la pilule contraceptive, selon une étude de Santé Publique France, publiée le 25 septembre 2017. © Maxppp / Maxppp

À l'occasion de la Journée Mondiale de la Contraception, ce 26 septembre et cinquante ans après la légalisation de la contraception en France, Santé Publique France publie son Baromètre Santé 2016, sur les pratiques contraceptives des Françaises et leurs évolutions depuis 2010.

Des méthodes de contraception diverses

En cinquante ans, les méthodes contraceptives se sont diversifiées (implant, anneau vaginal, patch...) laissant aux femmes une dizaine d'options pour trouver la solution qui leur convient le mieux. Mais d'après les réponses des personnes interrogées, le trio gagnant reste le même et il correspond à un schéma bien défini : le préservatif à l'entrée dans la sexualité, la pilule au moment de la mise en couple, qui est remplacée par un Dispositif Intra Utérin (DIU,stérilet), une fois le nombre d'enfants désirés atteints.

La pilule de plus en plus boudée

Même si la pilule reste la méthode la plus utilisée, en particulier chez les moins des 25 ans, elle connaît une désaffection, depuis 2012. Un désamour qui s'explique notamment sur les débats autour des risques liés aux pilules de la 3ème et 4ème génération. Ainsi, en 2010, 45% des femmes utilisaient la pilule comme moyen de contraception, mais elles n'étaient plus que 40,5% en 2013. Un nombre qui est tombé à 36,5% en 2016. À l'inverse, l'utilisation des DIU se développe (+6,9 points), du préservatif également (+4,7 points) et de l'implant (+1,9 point).

Les méthodes varient également selon l'âge des femmes. Ce sont celles qui ont entre 20 et 29 ans qui optent le plus souvent pour d'autres moyens de contraception avec parfois des logiques contraires."Soit elles abandonnent la pilule pour des méthodes à l'efficacité plus élevée (DIU, implant), soit au contraire, pour le préservatif, certes efficace contre les infections sexuellement transmissibles mais moins sur le plan contraceptif", explique Delphine Rahib, chargée d'étude à Santé publique France. Malgré la multiplication des moyens proposés, le pourcentage de femmes qui n'utilisent aucune contraception reste stable en France. D'où l'importance d'informer ce public sur les différentes options à sa disposition. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.choisirsacontraception.fr.

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