Mis en cause par des femmes qui dénoncent des "maltraitances gynécologiques", les gynécologues-obstétriciens ont décidé de réagir en lançant un label qualité dans les maternités, qui devrait voir le jour d'ici le mois de juin 2018.

 La maternité d'Oloron Sainte - Marie, en septembre 2017
La maternité d'Oloron Sainte - Marie, en septembre 2017 © AFP / Laurent Ferriere / Hans Lucas

Humiliations, gestes médicaux imposés, brutalités : pointés du doigt pour "maltraitances gynécologiques" et "violences obstétricales", les praticiens du Collège national des gynécologues obstétriciens (CNGOF) ont présenté jeudi à la presse leur futur label qualité pour les maternités. Il devrait voir le jour d'ici le mois de juin.

14 critères obligatoires pour obtenir le label

Objectif, rassurer les futures mamans. Pour obtenir le label, les maternités volontaires devront s'engager à respecter 14 critères : afficher leur taux d'épisiotomies et leur taux de césariennes, élaborer un projet de naissance pour la maman, promettre la formation régulière des personnels à la bientraitance etc. 

Une commission du Collège national des gynécologues et obstétriciens examinera ensuite les données transmises par les établissements. "On a fixé une limite en deçà de laquelle une maternité ne pourra pas être labellisée, précise Israël Nisand, président du CNGOF, par exemple le taux national de césariennes étant à 20%, si une maternité est à 40% de césariennes, c'est qu'il y a un souci."

La qualité des soins jugées par les patientes 

Les femmes qui fréquenteront un établissement labellisé pourront ensuite répondre à un questionnaire portant sur la qualité des soins et de l'accueil. Si elles ne sont pas satisfaites, le Collège national des gynécologues et obstétriciens pourra lui retirer son label. Les praticiens s'engagent enfin à réévaluer les établissements une fois par an. Le CNGOF espère qu'au moins la moitié des quelques 500 maternités de France joueront ce jeu de la transparence.

De leur côté, les professionnels de la naissance de la Société française de médecine périnatale (SFMP) ont proposé mi-octobre de généraliser la visite pré-natale destinée à construire un projet de naissance avec les parents, toujours dans le but de mieux lutter contre les violences obstétricales.

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