Les Palaos, îles paradisiaques de Micronésie, dans le Pacifique, vont interdire en 2020 l'usage de crèmes solaires, "toxiques" pour les coraux sur leur archipel. Une première mondiale. Les contrevenants risqueront une amende de 1 000 dollars.

Pour protéger les coraux, les autorités des îles Palaos ont décidé d'interdire l'usage des crèmes solaires
Pour protéger les coraux, les autorités des îles Palaos ont décidé d'interdire l'usage des crèmes solaires © AFP / The Pew Charitable Trusts / Matt Rand

Dans les eaux bleues turquoises des îles paradisiaques des Palaos sont enfouies pas moins de 700 espèces de coraux.  Autrefois, l'archipel de 459 kilomètres carrés, situé à mi-chemin entre l'Australie et le Japon, et peuplé de 20 000 habitants, était la destination de quelques connaisseurs. Aujourd'hui, les îles Palaos sont très prisées des amateurs de plongée sous-marine qui affluent chaque année, en masse, des quatre coins de la planète, pour admirer la beauté des récifs coralliens.  En 2016, l'archipel a accueilli 150 000 touristes, en hausse de 70% par rapport à 2010.

Des crèmes solaires mortelles pour le corail

Pour se protéger des coups de soleil, les touristes utilisent des crèmes solaires. Jusque là, rien d'anormal. Mais la plupart sont des "crèmes toxiques pour les coraux", soulignent les autorités de l'archipel, études scientifiques à l'appui.  

L'interdiction qui doit entrer en vigueur en 2020 concerne les produits qui contiennent des parabens et des filtres UV suspectés de faire mourir le corail, même à faible dose. Deux filtres sont pointées du doigt : l'oxybenzone et l'octocrylene, soit ceux utilisés par la plupart des grandes marques. Chaque jour, des litres de crème polluante "vont dans la mer", dénoncent les autorités.  

Cette interdiction est une première mondiale. En effet, l'État américain d'Hawaï, dans le Pacifique également, a annoncé une interdiction similaire en mai, mais elle entrera en vigueur en 2021.

Un archipel pionnier en matière de sauvegarde de l'environnement

Les îles Palaos se veulent exemplaires en matière de protection marine. Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints en arrivant sur l'archipel, de s'engager à respecter l'environnement. Ils doivent prêter serment.  Ils vont devoir désormais trouver d'autres solutions pour concilier préservation de la nature et protection de la peau.

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