Finies, les tours de béton uniformes. De plus en plus, les immeubles se réfléchissent en cohérence avec la ville et les habitants. Illustration à Montreuil, en région parisienne.

Vue d'immeubles à Montreuil
Vue d'immeubles à Montreuil © Maxppp / Bruno Levesque

C'est peut-être une nouvelle façon de construire, en harmonie avec l'environnement direct des immeubles. Désormais, les villes essaient d'intégrer les traditionnelles tours à leur environnement, et surtout de prendre en compte les modes de vie de leurs futurs occupants. À Montreuil, un immeuble de ce nouveau genre a été inauguré vendredi soir.

De la rue, c'est un chantier très classique. Mais derrière l’échafaudage, tout est différent. D'abord, la structure est entièrement faite de bois et l'immeuble est passif, c'est-à-dire qu'il conserve une température agréable grâce au soleil et à son isolation, sans avoir besoin de chauffage central. Mais Jean-Louis Gauthier, qui se présenter comme un promoteur "citoyen", a poussé la réflexion encore plus loin.

Construire, c'est un acte politique, donc il faut savoir comment on intervient dans la cité. Il faut se demander : qu'est-ce que je fais de ma responsabilité de constructeur quand, avec 23 logements, j'amène aussi 23 voitures. Nos deux réponses sont : un vélo électrique offert par logement, et un véhicule en auto-partage que l'on met à disposition dans l'immeuble.

La voiture en auto-partage pour tous les voisins, le vélo électrique livré avec les clés c'est la mode effectivement. Nexity par exemple, fait ça depuis deux ans. Mais ici, même les futurs locataires ont mis leur grain de sel dans les plans de Mathias Romvos, l'architecte.

Ce qui est intéressant dans le participatif, c'est que l'on connaît les acquéreurs. Ils ne prennent pas les décisions, mais on a cette capacité à demander aux gens comment ils veulent vivre.

Les futures voisins auront par exemple un petit atelier de bricolage en bas de l'immeuble. Une pratique qui permet aussi de convaincre les acheteurs plus facilement, puisque les appartements se sont vendus en un rien de temps, pour 4 500 à 4 800 euros le mètre carré.

Les 23 logements, leurs vélos électriques et leur voiture à partager seront livrés fin juillet.

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