Les infirmières libérales en colère manifestent contre la loi de santé de Marisol Touraine ce mardi.
Les infirmières libérales en colère manifestent contre la loi de santé de Marisol Touraine ce mardi. © MaxPPP / JULIEN CASSAGNE

Elles ne baissent pas les bras face à la loi de santé de Marisol Touraine. Les infirmières libérales de toute la France sont appelées à manifester ce mardi 12 mai. Des cortèges sont prévus dans les principales régions.

Cette année la journée internationale des infirmiers devient la journée nationale des infirmières libérales en colère en France. Car elles craignent de tomber au bas de l’échelle de la santé, d’être écartées. "Nous ne sommes pas les petites mains des médecins" pourrons-nous lire sur les banderoles.

"Des infirmiers sous tutelle de l’Etat et les médecins"

Les infirmières libérales estiment en fait ne pas avoir été assez entendues dans les négociations sur ce projet de loi de santé. Pour la Fédération nationale des infirmières (FNI), elles sont les grandes oubliées et les grandes perdantes du texte. "L’Etat voudrait administrer la médecine de ville en contraignant les professionnels de santé à se regrouper, regrette Philippe Tisserand, infirmier libéral à Luxeuil en Haute-Saône. Ils vont être obligés de se constituer en communauté professionnelle de santé vers lesquelles les patients seront regroupés et où ils feront la queue, alors qu’aujourd’hui les infirmières libérales ont la liberté de s’organiser entre elle pour assurer la continuité des soins ."

Philippe Tisserand : "Ces maisons de santé c'est le retour des dispensaires" >

0'53

Philippe Tisserand, infirmier libéral en Haute-Saône avec Christophe Mey.

"En plus, continue le président de la FNI, cette organisation dans les maisons de santé est placée sous l’autorité hiérarchique du médecin , pour nous c’est la perte de notre autonomie financière, de notre indépendance professionnelle." Chez Philippe Tisserand, en Franche-Comté, la FNI invite les cabinets de soins à fermer leurs portes, à transférer les appels téléphoniques vers la préfecture de Besançon, d’envoyer les patients vers les urgences des hôpitaux.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.