Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le service national universel (SNU) a été présenté dans les grandes lignes ce mercredi en conseil des ministres, mais ses contours sont encore flous.

Les jeunes vont bientôt faire leur service national universel
Les jeunes vont bientôt faire leur service national universel © Getty / Hero Image

Le SNU sera mis en place progressivement à partir de l'été 2019. Objectifs : 

favoriser la participation et l'engagement de chaque jeune dans la vie de la Nation, valoriser la citoyenneté et le sentiment d'appartenance à une communauté rassemblée autour de ses valeurs, renforcer la cohésion sociale et dynamiser le creuset républicain

Il concernera à terme 750 000 jeunes chaque année et comportera une partie obligatoire d'un mois et une autre facultative (entre trois et 12 mois), conformément aux préconisations du groupe de travail présidé par le général Daniel Ménaouine. 

La première phase d'un mois, potentiellement pendant les vacances scolaires, concernera les jeunes d'environ 16 ans, "avec 15 jours d'intégration avec un brassage social et un hébergement collectif" et 15 jours "plus personnalisés par groupe de 15", selon le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer à l'issue du conseil des ministres.  

La deuxième phase, facultative, s'adressera aux jeunes entre 16 et 25 ans qui souhaitent "s'engager davantage encore pour trois, six ou douze mois" dans la culture, la défense, l'environnement, l'aide à la personne ou le tutorat.

La deuxième phase, facultative, s'adressera aux jeunes entre 16 et 25 ans qui souhaitent "s'engager davantage encore pour trois, six ou douze mois" dans la culture, la défense, l'environnement, l'aide à la personne ou le tutorat.

Quid de l'hébergement ? 

A ce stade, les modalités d'hébergement pendant la période obligatoire d'un mois n'ont pas encore été déterminées. Cette question est la "difficulté la plus importante à surmonter", souligne le rapport du groupe de travail, qui suggère d'utiliser les internats de l'Education nationale (dont la capacité totale est évaluée à plus de 147.000 places), mais aussi les centres de logement étudiant, centres de loisirs avec hébergement, et enfin de construire des bâtiments "en dur léger".  Autre question en suspens: l'encadrement des jeunes. Le rapport suggère de le confier en partie à des engagés volontaires de la phase II du SNU, à des jeunes en service civique ou encore aux élèves des écoles de fonctionnaires. Ce contingent pourrait être complété par des encadrants expérimentés.  Les armées, elles, pourraient être mobilisées pour former au moins une partie des encadrants du SNU.

Tâtonnement

Une consultation citoyenne, en ligne et sur le terrain, va être lancée jusqu'au 31 octobre sous l’égide du groupe de travail Ménaouine afin de trancher certaines questions, avant des arbitrages de l'exécutif prévues à la fin de l'année. Interrogé sur le coût du dispositif, l'Elysée a estimé qu'il était trop tôt, le chiffrage dépendant des modalités retenues.  Mais selon Juliette Méadel, ancienne secrétaire d'Etat sous le quinquennat de François Hollande et membre du groupe de travail Ménaouine, le coût des propositions faites par la commission serait inférieur à deux millions d'euros pour la première année, qui est une année d'expérimentation. 

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