un avion air france immobilisé à niamey après la chute d'un corps
un avion air france immobilisé à niamey après la chute d'un corps © reuters

Neuf pays de l'Union européenne (dont la France), ont réclamé la création d'un fichier de données personnelles des passagers des avions européens. L'objectif : suivre à la trace les jihadistes en puissance, notamment ceux qui rejoignent la Syrie.

Plus précisément, les ministres de l'Intérieur souhaitent que les services de renseignements aient accès aux données PNR (Passenger Name Record). Des données qui permettraient notamment, selon eux, de mieux suivre les Européens parti faire le Jihad.

Les explications de Franck Cognard.

"Un des outils les plus efficaces pour assurer le suivi de ces personnes, à la fois quand elles se rendent en Syrie, voire dans d'autres zones de conflit, mais également lorsqu'elles reviennent dans leur pays, serait de pouvoir disposer d'un système dit de PNR ("passenger name record ") européen", expliquent dans un communiqué commun le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls et son homologue belge Joelle Milquet.

Cela permettrait aux autorités compétentes de détecter et de suivre les déplacements de ces personnes, afin de repérer et d'empêcher ceux, souvent jeunes et vulnérables, qui pourraient être tentés de risquer leur vie en se rendant dans cette zone de conflits, mais également, le cas échéant, de prévenir la commission d'attentats sur le sol européen ou lutter contre certaines infractions graves.

Leur demande est partie au Parlement européen, même si le dossier y est pour l'instant bloqué.

La France et la Belgique sont deux des pays de l'UE les plus concernés par les "jihadistes européens", ces jeunes qui sont prêts à partir combattre en Syrie contre le pouvoir local... Et qui présentent "une menace" une fois rentrés.

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