Jaune, vert, blanc, à pois... à 80 jours de l'arrivée du Tour 2013 : petite histoire des maillots.

Maillot jaune

Le plus prestigieux de tous les maillots, pour tous les coureurs, c’est bien ce maillot jaune, dont, bizarrement, l’origine est controversée.L’idée de choisir une couleur spécifique, afin que les spectateurs puissent distinguer le leader de la course quand passe le peloton, est attribuée tantôt à des journalistes non identifiés, tantôt à Henri Desgrange, fondateur du Tour lui-même, et Directeur du journal organisateur L'Auto, imprimé sur du papier jaune.Et même l’année d’apparition est objet de discussions sans fin entre suiveurs : 1919, le premier porteur aurait été Eugène Christophe ou 1913, sur les épaules du Belge Philippe Thys ? quoiqu’il en soit, LE jaune fait rêver tous les coureurs et sa défense révèle parfois chez ses porteurs des qualités inattendues, comme pour Thomas Voeckler en 2011.

Maillot vert

Plus récent que le jaune, le maillot vert remonte à 1953. Il récompense le leader du classement par points, et même s’il est moins prestigieux que le jaune, il reste un signe de reconnaissance très convoité. Les grands rouleurs le disputent parfois aux rois du sprint, avec un avantage à ces derniers sur la période moderne.A l’instar de cet homérique Tour 2011 où le Britannique Mark Cavendish, arrivé avec le seul objectif de franchir en vert la ligne d’arrivée a du batailler (presque) jusqu’au dernier jour.

Maillot à pois

Inventé encore plus récemment, en 1975, le maillot du vainqueur du Grand prix de la montagne est adoré par le public. L’image d’héroïsme véhiculée par les grimpeurs y est naturellement pour beaucoup. Chacun se sait capable de rouler à vélo. Mais franchir les cols d’une grande course, Aubisque, Tourmalet ou Peyresourde n’est à la portée que de cyclistes vraiment très entrainés. Et puis dans les cols, on voit les coureurs plus longtemps.En 2011, l’Espagnol Alberto Contador est l’un des favoris, mais c’est son compatriote Samuel Sanchez qui triomphera.

Maillot blanc

En même temps que le maillot à pois du meilleur grimpeur, les organisateurs ont créé le maillot blanc du meilleur jeune. Les critères de la jeunesse ont varié : ce classement était à l’origine au meilleur néo-professionnel (professionnel depuis moins de 3 ans), il a ensuite récompensé seulement des coureurs participant à leur premier Tour. Et depuis 1987, il n’est ouvert qu’aux coureurs âgés de moins de 26 ans à la date du premier janvier de l’année.En 2011, c’est le Français Pierre Rolland qui arrive en blanc sur les Champs Elysées, après s’être bagarré ave le grimpeur néerlandais Robert Gesink, « le condor de Varsseveld ».

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.