Manifestant devant l'Assemblée nationale puis devant le ministère de la Santé, de nombreux malades de la thyroïde réclament le maintien de l'ancienne formule du médicament. Depuis l'arrivée de la nouvelle version du Levothyrox, ils sont des milliers à se plaindre d'effets secondaires

Les manifestants ont rassemblé 1 800 nouvelles plaintes et réclament la reconnaissance d'une "crise sanitaire"
Les manifestants ont rassemblé 1 800 nouvelles plaintes et réclament la reconnaissance d'une "crise sanitaire" © Radio France / Rosalie Lafarge

Les malades de la thyroïde ne craignent qu'une seule chose : que l'on enterre l'affaire. En manifestant ce mercredi matin devant l'Assemblée nationale et ce mercredi midi devant le ministère de la Santé, ils appellent à ce que l'ancienne formule du Levothyrox ne disparaisse pas.

"Avec ce qu'on a trouvé dans les cachets, dont le nickel, reconnu comme 'métal lourd', et à des dosages significatifs, on va demander des comptes" assure Chantal L'hoir, co-présidente de l'association française des malades de la thyroïde.

Des malades qui ont le sentiment d'avoir été pris pour des cobayes, des patients qu'on a fait passer de l'ancienne à la nouvelle formule sans rien leur dire et à qui on propose aujourd'hui des alternatives pas forcément satisfaisantes. 

"Connaître la vérité sur cette crise sanitaire"

Les manifestants en appellent donc à l'État pour régler la crise, alors que le Levotyrox a été remis sur le marché de façon temporaire sous son ancienne formule et que trois concurrents ont été autorisés.

"Les pouvoirs publics ont le comportement que l'on peut attendre, décrypte le docteur Jacques Guillet, il est très difficile de reconnaître une sous-estimation des risques."

Pour mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités, les manifestants ont rassemblé ce matin 1 800 nouvelles plaintes dans plusieurs caisses qui viendront s'ajouter bientôt à celles, déjà nombreuses, sur le bureau du procureur.

"Ce dossier ira jusqu'au bout d'un dossier d'instruction", affirme Maître Bertella Geffroy, l'une des premières avocates à avoir saisi la justice, qui promet qu'il il y aura bien "des expertises" et "des investigations pour connaître la vérité sur cette crise sanitaire".

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