Combien coûte le démantèlement d'une partie de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Jamais, depuis 1968, autant membres des forces de l'ordre n'avaient été mobilisés sur une opération de maintien de l'ordre en métropole. Et cela a un prix : trois millions d'euros depuis le début des opérations, lundi dernier.

Environ 3 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés sur zone depuis une semaine
Environ 3 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés sur zone depuis une semaine © AFP / Damien Meyer

Sur les 99 squats installés sur les 1 650 hectares de bocage que constitue la ZAD (zone à défendre) de Notre-Dame-des-Landes, 29 ont été démantelés dans les opérations de police et de gendarmerie menées depuis lundi dernier. Jamais, depuis 1968, autant de forces de l'ordre n'ont été mobilisées sur une opération de maintien de l'ordre en métropole. 

Si les autorités refusent de communiquer sur les dépenses que représentent ces opérations, il est possible de faire une une estimation. Et celle-ci s'élève à 300 000 euros par jour. Soit un coût total de 3 millions d'euros, et 30 000 euros par zadiste expulsé.

Comment arrive-t-on à ce résultat ? Le premier poste de dépense est, de loin, le personnel : 25 escadrons de gendarmerie et 7 compagnies de CRS, cela fait près de 3 000 militaires et policiers qui se relaient depuis plus d'une semaine à Notre-Dame-des-Landes, mais aussi à Rennes et à Nantes. Coût de leurs indemnités journalières : 40 euros par tête, soit environ 120 000 euros en tout.

Il faut ajouter à cela les repas et l'hébergement, soit un peu plus de 150 000 euros par jour, et le matériel, un hélicoptère coûte 1 500 euros par heure de vol, pour un fonctionnement d'une heure par jour en moyenne. Les munitions coûtent entre 30 euros et 50 euros pièce selon le type de grenade, et les gendarmes en ont envoyé au moins 1 500 depuis le début de l'opération.

Plus difficile à évaluer, mais également à prendre en compte : les coûts de déblaiement, les soins des gendarmes blessés, et à plus long terme les dégâts matériels ou la réfection des routes. Ce qui permet d'arriver, au final, à cette facture de trois millions d'euros pour un retour à l'ordre toujours précaire. 

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