Elisabeth Taylor à Gstaad
Elisabeth Taylor à Gstaad © Radio France / Daniel Angeli

C’est l’heure de gloire pour les paparazzis. Leurs photos sont exposées dans une institution culturelle. L'exposition Paparazzi qui est visible au Centre Pompidou de Metz jusqu'au 9 juin 2014 retrace un demi-siècle de l'histoire de ces chasseurs d'images.

A tout seigneur tout honneur, l’exposition rend hommage à Frederico Fellini l'inventeur du mot "paparazzi" dans « La Dolce Vita ». Il a contracté les termes « pappataci » (petits moustiques) et « ragazzi » (jeunes garçons). Une salle est consacrée à ce film mythique qui s'employait à dénoncer les défauts de la société hypermédiatisée.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le centre Pompidou fait le grand écart ce mois-ci entre Cartier-Bresson à Paris et les Paparazzi à Metz.

Et c'est assumé par le conservateur des deux expositions Clément Chéroux

L’exposition n’élude pas le le viol de l'intimité des vedettes photographiées avec une multitude de photos volées, notamment des nus de Bardot ou de Jackie Kennedy. Les paparazzi se définissent comme « des rats » c’est Pascal Rostain, l’un des plus célèbres paparazzis qui l’affirme.

Et lorsqu’on lui demande s’il est un artiste, il ne le revendique pas

Parmi les quelques 600 photos de l'exposition, la moitié émane de paparazzi et l'autre d'artistes qui se sont inspirés du genre dès les années 1960. Grand admirateur des paparazzis, le photographe de mode Helmut Newton jugeait les clichés de Jackie Kennedy-Onassis nue sur une plage grecque "parmi les plus troublants de ce siècle".

Andy Warhol se disait lui aussi fasciné par les paparazzis. Quelques-unes de ses œuvres figurent dans l'exposition. Une sorte de caution culturelle pour un genre photographique qui n'a pourtant rien de créatif.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.