"Les Apprentis d'Auteuil" publient ce mercredi leur 4e baromètre du don ISF. Il montre que les plus riches attendent le résultat des élections avant de faire un don à une fondation

La fondation d'Auteuil existe depuis 1866.
La fondation d'Auteuil existe depuis 1866. © DR

Créé en 2014, le baromètre du don ISF, en partenariat avec l'institut IPSOS, évalue le rapport au don des foyers assujettis à l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Une étude importante car ces donateurs versent chaque année 250 millions d'euros aux fondations reconnues d'utilité publique. Leurs dons représentent 20% de la collecte annuelle des donateurs individuels pour la fondation Les Apprentis d'Auteuil.

Les riches donateurs attendent le résultat des élections présidentielle et législatives

Ces foyers peuvent, depuis 2007, déduire jusqu’à 75% de leurs dons, dans la limite de 50 000 euros. Le 4e baromètre enseigne deux choses cette année : un donateur sur deux attendra le résultat de la présidentielle pour faire un don et en en cas de suppression du dispositif de réduction d'impôts, il n'est pas sûr de donner autant qu'avant.

"La mayonnaise a pris grâce aux mécanismes de réduction fiscale"

Les mécanismes de réduction fiscale ont eu un effet de levier sur les dons, explique Stéphanie de Beaumont de l’association Les Apprentis D’Auteuil. "Dans tous les pays européens, ces dispositifs ont été mis en place et créent un climat de confiance. Ce climat est créé entre les fondations, l'État et ces donateurs privés. 90% des donateurs réclament un dispositif compensatoire s’il y a suppression de ce dispositif fiscal."

Deux tiers des donateurs déclarent qu’ils vont maintenir leurs dons. Mais dans quelle proportion ? On ne sait pas. Ce que l’on sait, c’est qu’un cinquième des donateurs va diminuer son don.

Des dons en baisse depuis deux ans

Le don moyen est passé de 2 156 euros en 2014 à 2180 euros en 2017. Dans le même temps, les besoins de l’association ne font qu’augmenter. "Pour ce qui nous concerne, les besoins pour la lutte contre le décrochage scolaire sont toujours là. Il y a 100 000 jeunes qui sortent du système sans diplôme. Et 1,7 million de jeunes ne sont ni employés ni en études. Les besoins sont toujours aussi urgents." précise Stéphanie de Beaumont.

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