Manifestation de policiers à Nancy
Manifestation de policiers à Nancy © MaxPPP

Une semaine après être descendus dans la rue pour exprimer leur colère sous les fenêtres de Christiane Taubira, les syndicats de policiers ont été reçus à l'Élysée ce jeudi matin. Avec l’impression d’avoir été entendus.

Les quatre représentants des principales organisations syndicales ont été surpris d’entendre le président de la République s’engager loin dans le détail d’un plan pluriannuel pour les forces de sécurité intérieure. Même Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance, proche de Nicolas Sarkozy et jusque là particulièrement critique vis-à-vis du gouvernement, semblait se fendre d’un quasi hommage pour François Hollande.

Un protocole d'accord d'ici le mois d'avril

"Nous avons eu des réponses précises claires du président qui correspond à nos attentes, c'est-à-dire un engagement sur un calendrier pluriannuel avec un calendrier précis, avec pour but la signature éventuelle d’un protocole d’accord d’ici le mois d’avril", explique Jean-Claude Delage.

Si les budgets sont au rendez-vous, ce proto portera sur la clarification des missions des policiers qui ne cessent de s’empiler, une revalorisation des carrières des officiers de police judiciaire comme les gendarmes et une simplification de la procédure pénale : moins de papiers, davantage de terrains et du matériels performant. C’est ce que réclamaient la délégation de gendarmes, d’officiers et de sous-officiers reçus ensuite par le chef de l’Etat. C’était la première fois que des gendarmes de terrain venaient évoquer leurs difficultés de terrain devant François Hollande.

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