Le ministre de l'Intérieur a donné son accord hier en début de soirée, selon nos informations : les policiers qui le souhaitent pourront durant l'état d'urgence porter leur arme hors service et notamment dans les transports en commun ou les concerts. Une note de la direction générale de la police nationale sera envoyé ce jeudi matin dans tous les services avec prise d'effet immédiat C'est ce couple de commissaires qui assistaient vendredi dernier au concert dans la salle du Bataclan qui a complètement changé la donne : lui est grièvement blessé aux jambes. Elle s'en est sortie miraculeusement. Ils n'ont pu que se jeter au sol, impuissants, à quelques mètres seulement des trois terroristes du commando de Daech.

Qu'auraient-ils pu faire s'ils avaient eu sur eux leur arme de service ? Sans doute, rapporte-t-on dans leur entourage, se poseront-ils cette question toute leur vie. Les principaux syndicats ont tous réclamé ces derniers jours que les policiers, s'ils sont volontaires, puissent porter leur armes dans les transpôrts en commun, sur les terrasses d'un café quand ils boivent un verre avec des amis et quand ils vont évidemment assister à un concert.. Jusque là, même en cas d'autorisation, il fallait porter obligatoirement un gilet pare balles.

La note de la direction générale de la Police nationale précise que les agents devront avoir effectuer au moins un tir réglementaire et porter un brassard police sur soi pour éviter toute confusion en cas d'intervention. Un comité technique execptionel sera réuni le 30 novembre prochain pour valider ce changement d'emploi des armes de service

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