Calais, les migrants doivent quitter leurs abris de fortune de la partie sud de al jungle
Calais, les migrants doivent quitter leurs abris de fortune de la partie sud de al jungle © Jerome Delay/AP/SIPA

Malgré les refus de beaucoup de migrants de quitter Calais, les premiers cars sont partis lundi en direction de deux centres d'accueil et d'orientation près de Bordeaux et Montpellier.

Les travaux de démantèlement de la partie sud de la jungle de Calais se poursuivent ce mardi, toujours avec difficulté, après une première journée marquée par des heurts avec les migrants qui continuent à refuser de quitter les lieux, malgré le long travail de persuasion qu’effectuent les équipes d’humanitaires et fonctionnaires.

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Pour la majorité, pas question de quitter Calais. Ils n'ont qu'un objectif : rejoindre la Grande-Bretagne. Certains ont tout de même accepté de quitter le bidonville. Trois options leur sont offertes : accepter l'une des places chauffées dans le campement en dur du Centre d'accueil provisoire (CAP) au sein de la "jungle", rejoindre l'une des tentes bleues de la Sécurité civile près du centre d'accueil de jour Jules-Ferry, ou alors réserver une place dans l'un des départs du jour en bus vers l'un des 102 Centre d'accueil et d'orientation (CAO) en France, où ils seront fortement incités à effectuer une demande d'asile.

Partis pour revenir?

Une centaine de militants d'ultragauche du collectif No border ont multiplié les interventions lundi pour dissuader les réfugiés d'accepter ces propositions, tentant de les empêcher de monter dans les bus. Malgré les nombreux refus, les premiers cars emmenant des migrants sont partis lundi. Selon la préfecture, 43 personnes ont accepté d’être acheminées vers deux CAO près de Bordeaux et Montpellier.

Mardi après-midi une vingtaine de personnes attendait de prendre la route d'un CAO en Savoie et dans les Alpes de Haute-Provence. Un départ était également prévu en fin de journée en direction d'un CAO à Marseille.

Mais les réfugiés et les migrants qui acceptent de quitter Calais ont-ils tous compris le but de la manœuvre ? Cela ne parait pas évident quand l’on sait que des cinq des 18 personnes arrivées ce mardi à Montpellier sont déjà reparties direction de Dunkerque. Que feront les autres, fatigués, apeurés ? Pour l'instant ils se reposent dans les préfabriqués dans lesquels ils vont vivre durant quelques mois.

Le récit de Marion Aquilina

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