Le Conseil d’orientation pour l’emploi s’est penché sur la question. Son bilan : moins de 10% des emplois sont menacés par les nouvelles technologies... les autres vont évoluer.

Un robot sur une chaîne de production automobile (ici au Brésil)
Un robot sur une chaîne de production automobile (ici au Brésil) © AFP / YASUYOSHI CHIBA

Les robots, l’intelligence artificielle et les objets connectés vous font peur ? Il y a pourtant peu de chances qu’ils vous volent votre travail. C’est en tout cas ce qu’il ressort d’une étude du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), qui s'est penché sur l’impact de ces technologies sur le marché du travail. Car la présence de la robotique dans le monde professionnel est déjà une réalité : les robots nettoyeurs de la Gare de Lyon sont en fonction, et des algorithmes sont testés par les banques pour remplacer les guichetiers.

Comme l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) avant lui, le COE, placé sous l’autorité de Matignon, estime que moins de 10% des emplois en France sont exposés à un danger venant des nouvelles technologies. “Seule une faible part des emplois a un indice d’automation élevé”, explique le Conseil. Si cette part de 10% est atteinte, cela représenterait tout de même 1,49 million d’emplois, avec en première ligne les agents d’entretien, les ouvriers (qualifiés ou non, essentiellement dans les industries de process), et les aides à domicile et les cuisiniers.

L’enjeu, c’est la formation, pour s’adapter

“L'hypothèse d’une destruction massive d’emplois est loin d’être avérée”, selon le COE. En revanche, cette même étude, l’automatisation risque de transformer la nature et les conditions de nombreux emplois. “Certaines tâches vont disparaître, mais pas les métiers qui vont avec”, ajoute le COE, qui affirme qu’un emploi sur deux sera transformé sous l’effet de ces technologies. L’enjeu majeur sera donc celui de la formation.

La modernisation du monde du travail va-t-elle, par contre, créer de nouveaux emplois ? C’est difficile à quantifier, selon le COE, même s’il y a “un potentiel de créations réel”, plutôt dans le numérique que dans la robotique.

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