Les salariés de Nice matin n'ont pas dit leur dernier mot
Les salariés de Nice matin n'ont pas dit leur dernier mot © Reuters / Jean-Pierre Amet

Le tribunal de commerce de Nice autorise les salariés de Nice Matin à reprendre leur entreprise.

Les salariés du groupe Nice Matin, qui souhaitent créer une coopérative après le placement en redressement judicaire de leur entreprise, ont obtenu l'accord de la justice pour le faire. Ils vont donc reprendre les différents titres du groupe grâce à cette option économique qui préserve le plus grand nombre d'emplois.

Création d'une coopérative

Les salariés ont créé une société coopérative d'intérêt collectif. Ils deviennent donc les actionnaires du groupe Nice Matin. Cette option est la plus positive pour le la préservation de l'emploi même si 159 départs volontaires seront malgré tout nécessaires.

Les deux autres dossiers de reprise ont finalement étaient rejetés aussi bien celui de Georges Ghosn, l'ex-propriétaire de France-Soir, que celui du géant des médias belges Rossel qui prévoyait 376 départs.Les salariés ont donc remporté la mise. Ils ont mis sur la table 14,2 millions d'euros dont 8 millions en promesse de ventes à Bernard Tapie. L'homme d'affaires s'intéresse à 50% de Corse Matin et à quatre agences locales.

Bernard Tapie dans l'ombre

Bernard Tapie est déjà propriétaire de la Provence qui détient déjà 50% de Corse Matin. Les salariés ont aussi récoltés 460.000 euros de dons via un site internet et une vente aux enchères. Les salariés entendent maintenir en activité les 14 éditions différentes de ce groupe.

Le reportage de Françoise Polvèche auprès des salariés :

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.