Pendant que les Français savourent les matchs de l'Euro 2016, les services de secours sont mobilisés, spécialement formés à la médecine de guerre face à la menace terroriste.

Exercice de sécurité pour l'Euro 2016 ( Toulouse, avril 2016)
Exercice de sécurité pour l'Euro 2016 ( Toulouse, avril 2016) © Maxppp / Sebastien LAPEYRERE/MAXPPP

Puisque les conditions de sécurité de cet Euro 2016 ont été au cœur du débat, les services d’urgences et les secouristes des fan zones, eux, ont déjà pris les devants : le Samu, les pompiers, ou encore la Croix-Rouge ont dû s’adapter.

Le médecin urgentiste Patrick Pelloux explique :"En un an, on a changé complètement nos logiques. C’était des prises en charge civiles, mais [avec les attentats de 2015 NDLR] on a été confrontés à des prises en charges de guerre. On a pris les logiques du service de santé des armées pour sauver le plus de blessés possibles".

Pour se former à la médecine de guerre, en quelques mois, des centaines de secouristes partout en France ont appris par exemple à utiliser un garrot militaire. L'utilisation de cette technique se faisait rare alors il a fallu ajuster le matériel : "On renforce le matériel avec une dizaine de garrots par véhicule, confirme Patrice Dallem, responsable à la Croix-RougeEt nous pensons qu’un jour nous pourrons avoir à faire à une bombe ‘sale’, alors nous avons équipé nos camions avec des cagoules spéciales, qui permettront à nos équipiers de rester vivants en cas d'attaque".

Depuis le 13 novembre 2015, les différents services de secours cherchent à coopérer le plus possible ensemble. Pour preuve, ces exercices ‘grandeur nature’ réalisés tous les samedis en collaboration avec les pompiers de Paris.

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