La grande majorité des tarifs bancaires en 2020 sont stables ou en baisse, indique mercredi une étude du Comité consultatif du secteur financier (CCSF), mais leur lisibilité est devenue difficile, dénonce pour sa part l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.

Selon l'étude du Comité consultatif du secteur financier sur les frais bancaires, six tarifs sont stables dont deux restent gratuits (les prélèvements et virements par internet), cinq tarifs sont en baisse et trois augmentent.
Selon l'étude du Comité consultatif du secteur financier sur les frais bancaires, six tarifs sont stables dont deux restent gratuits (les prélèvements et virements par internet), cinq tarifs sont en baisse et trois augmentent. © Maxppp / PHOTOPQR/L'ALSACE

L’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) vient de publier son étude annuelle sur les évolutions des lignes tarifaires de l’extrait standard, pour l’année 2020. Le panel de l’OTB 2020 est composé de 109 établissements avec la même répartition 101 établissements bancaires en réseau  et 8 banques en ligne. 

Sur les 11 lignes tarifaires des extraits standards correspondant à 14 types de tarification de services, aucune augmentation tarifaire n’a été constatée entre le 31 décembre 2018 et le 31 décembre 2019. C'est la conséquence de l’engagement pris fin 2018 par les banques françaises de geler leurs tarifs aux particuliers en 2019

Entre le 31 décembre 2019 et le 5 janvier 2020, la grande majorité des tarifs sont stables ou en baisse : 6 tarifs sont stables dont 2 lignes tarifaires restent gratuites (les prélèvements et virements par internet), 5 tarifs sont en baisse, 3 tarifs sont en hausse. 

Les plus fortes hausses tarifaires portent sur le virement occasionnel en agence ( 4,1%) et sur la tenue de compte ( 3,17%). Les frais pour la fourniture d'une carte de paiement internationale à débit immédiat augmentent en moyenne de 0,8%.  En revanche, les frais de mise en place d'un mandat de prélèvement SEPA ont le plus fortement diminué (-6,8%).

Des documents tarifaires "encore plus illisibles",  pour l'UFC Que Choisir

Après la publication de ce rapport annuel, l’UFC-Que Choisir parle de trahison par les banques de leur engagement sur la lisibilité de leurs brochures.

Depuis le début de l'année, les banques sont tenues de respecter une directive européenne visant à harmoniser la dénomination des principaux services et frais bancaires afin de pouvoir les comparer d'un pays à l'autre.  Progressivement, les banques françaises devront donc remplacer leur extrait standard des tarifs par un document d'information tarifaire (DIT).  

Mais pour l'UFC-Que Choisir, "alors que le document européen devait rendre plus clairs les tarifs", ceux-ci sont "encore plus illisibles" en 2020 avec des centaines de tarifs répertoriés ou des prix affichés "sur une base aussi bien annuelle que trimestrielle ou mensuelle".  

_"Plus d'un tiers des professionnels (36%) en ont profité pour accabler encore davantage leurs clients d'_une surcharge d'informations en y détaillant chacun de leurs packages bancaires", dénonce l'organisation.   

L'UFC-Que Choisir parle de "trahison" de la part des banques, et dénonce l’échec de l’autorégulation à garantir la pérennité des droits des consommateurs

Cette dernière appelle les pouvoirs publics à légiférer en maintenant l'extrait standard des tarifs, exprimés sur une base annuelle et précisant le plafonnement des frais d'incident de paiement pour les clients bancaires fragiles.

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