vaccination d'un bébé de six mois
vaccination d'un bébé de six mois © Anna Reed/AP/SIPA

La France veut revoir sa politique de vaccination. La ministre de la santé Marisol Touraine annonce ce mardi une concertation citoyenne sur le sujet, à la suite de débats de plus en plus nombreux sur les vaccins, leur pertinence et leur éventuelle dangerosité.

Cette annonce de rénovation de la politique vaccinale fait suite à la remise du rapport de l’ancienne députée Sandrine HUREL. Décliné en quatre axes, ce plan d’action est destiné à agir, auprès des particuliers, des professionnels de santé et des industriels, pour renforcer la confiance dans la vaccination .

Une concertation citoyenne en trois axes en 2016

  1. En mars, une plateforme web recueillera les contributions citoyennes, professionnelles, associatives, institutionnelles. En mai, des jurys de citoyens, de professionnels de santé et d’experts scientifiques analyseront ces contributions. Faut-il maintenir une différence entre les vaccins obligatoires et les vaccins recommandés?Quelle perception du bénéfice/risque? Quelle acceptation du risque lié à la vaccination ou à la non-vaccination?
  2. En octobre, un débat public national permettra d’échanger sur les avis des jurys et le contenu des contributions citoyennes.
  3. En décembre, le comité d’orientation formulera des conclusions sur l’évolution de la politique vaccinale sur la base de l’ensemble des contributions recueillies.

Marisol Touraine, la ministre de la santé, lors de l'annonce du nouveau plan d'action de vaccination ce mardi :

Pénurie de vaccins obligatoires

En France, seuls les vaccins contre la diphtérie, le téténos et la poliomyélite (DT polio) sont obligatoires. Mais il n'existe plus de vaccin contenant seulement ces trois sérums . Aujourd'hui les seuls qui existent associent la coqueluche, l'hépatite B ou l'hémophilius de type B... Or, il n'est pas obligatoire de vacciner les enfants contre ces maladies.

De nombreux parents disent ne pas s'y rerouver entre les vaccins obligatoires (DT polio), les vaccins recommandés (contre la coqueluche, l'hépatite B, les infections à pneumocoque et méningocoque de type C, le ROR contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) et les autres. Les laboratoires pharmaceutiques sont parfois accusés d'organiser eux-mêmes la pénurie de certains produits au profit de produits plus chers et plus rentables.

►►►| ALLER PLUS LOIN

Selon un rapport de l'INSERM (juillet 2015) 20% des médecins généralistes estiment que les enfants sont vaccinés contre trop de maladies, et 26% pensent que certains vaccins sont inutiles

Ce rapport de l'INSERM fait suite à la parution, en mars 2015, du rapport de la DREES rattachée au ministère de la santé, selon lequel les médecins ne font pas confiance aux groupes pharmaceutiques pour s'informer sur les vaccins.

Des médecins doutent de l'information sur les vaccins
Des médecins doutent de l'information sur les vaccins © Radio France / Chadi Romanos

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