"Veilleurs" le 9 mai à Paris
"Veilleurs" le 9 mai à Paris © CC FRANCECATHO

Qu'on ne vienne pas leur parler de "manifestation" ! Le terme agace les centaines d'opposants au mariage pour tous qui n'ont pas manifesté mais "veillé" sur la place de la Concorde samedi soir. La veille, encadrée par les CRS, s'est dispersée vers 1h45.

Les organisateurs parlent "d'environ un millier" de personnes. Les forces de l'ordre évoquent "autour de 600" personnes pour ce rassemblement que la préfecture de police avait pourtant interdit. Un rassemblement qui s'est déroulé dans le calme, malgré une certaine incompréhension mutuelle entre les non-manifestants et les véritables CRS.

Encadrés par de nombreux fourgons de police et installés près des Tuileries, au coeur du centre parisien, les "veilleurs" se sont installés vers 21h30, après une marche par petits groupes depuis la Défense.

Une foule principalement composée de familles et de jeunes venus entre amis, réunis à la scout au son des chansons et de la cornemuse, sans signe distinctif ni slogan.

Le reportage de Marine Laugénie.

"Qu'est-ce qui légitime autant de policiers ?"

Pour la préfecture de police, c'est un succès : "Pris pour prévenir la constitution d'un cortège de manifestants sur l'axe La-Défense - Concorde, l'arrêté interdisant la marche des veilleurs a atteint ses objectifs.", explique Nicolas Lerner, directeur adjoint du cabinet du préfet de police. "Aucun cortège n'a ainsi été détecté sur les sites concernés par l'interdiction, et notamment sur la place de l'Etoile et l'avenue des Champs-Elysées. Aucun rassemblement sur la chaussée n'a été accepté".

Les organisateurs, eux, n'ont pas compris, au moins officiellement, cette interdiction. "On ne trouble pas l'ordre public. Il n'y a aucun incident à aucune veillée. Qu'est-ce qui légitime autant de policiers?", s'insurge Gaultier Bès, l'un des animateurs de la veillée. Pour la police, la réponse est simple : la protection des sites sensibles bien trop proches du rassemblement.Une trentaine de "veilleurs" étaient partis le 11 août de Rochefort, en Charente-Maritime, pour une "longue marche" vers Paris.

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