Les agressions contre les médecins ont encore augmenté l'an passé
Les agressions contre les médecins ont encore augmenté l'an passé © MaxPPP
**Sur les près de 200.000 médecins en activité régulière, 925 disent avoir été victimes d'agressions physiques ou verbales en 2013, selon le Conseil de l'Ordre national des médecins (Cnom).** 925 déclarations, c'est le chiffre le plus élevé depuis 2003, date de la mise en place de [l'Observatoire pour la sécurité des médecins](http://www.conseil-national.medecin.fr/article/l-observatoire-pour-la-securite-des-medecins-924). Les généralistes sont les plus touchés, suivis des ophtalmos, sans doute parce que l'attente est généralement très longue pour obtenir un rendez-vous. La moindre frustration peut dégénérer. Viennent ensuite les psychiatres et les gynécologues. Ces agressions interviennent essentiellement dans les villes. En tête, celles du Nord, de Seine-Saint-Denis ou à Paris. Les médecins doivent donc se préparer à cette violence. Le Cnom a donc mis en place des formations. ► ► ► **ALLER PLUS LOIN | [Le rapport complet de l'Observatoire pour la sécurité des médecins (PDF)](http://www.franceinter.fr/sites/default/files/2014/04/01/872782/fichiers/observatoire-securite-medecins-2013.pdf)** Docteur Bernard Le Douarin, responsable de l'Observatoire pour la sécurité des médecins : > Dès qu'on sent qu'une situation est sur le point de déraper, il y a des choses à faire, des positionnements physiques à avoir. Les spécialistes de l'école de la police nous disent qu'il ne faut jamais affronter un patient de face, il faut se mettre de profil. Il y a des mots à dire et des mots à ne pas dire. Dire "non", par exemple, ce n'est pas bien, on peut le dire d'une façon différente.
Quelques départements expérimentent des "bips" de géolocalisation que les médecins portent dans leurs poches. En cas d'agression, ils sont reliés au Samu, qui envoie des secours. Mais peu de médecins agressés portent plainte par peur des représailles.
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