L'Arcep met en garde face à l'utilisation de certains terminaux mobiles (comme les smartphones) qui limiteraient notre accès à un internet ouvert, et restreindraient nos choix.

Les smartphones, les tablettes et autres objets connectés influencent nos choix et notre manière de surfer sur internet.
Les smartphones, les tablettes et autres objets connectés influencent nos choix et notre manière de surfer sur internet. © Maxppp / Anthony Picore

Notre liberté de surfer sur internet serait influencée, voire restreinte par nos smartphones eux-même. Autrement dit, le terminal décide de plus en plus à notre place, et mettrait donc à mal la concurrence sur Internet. À demi-mot, mais dans le collimateur de l'Acerp, le gendarme des télécoms : Google et Apple.

Dans son rapport sur l'état d'Internet en France, publié ce mardi, l'Arcep, l'autorité de régulation des communications électroniques, estime que les terminaux mobiles (smartphones, mais également tablettes ou autres objets connectés), en nous aiguillant souvent vers telle ou telle application, posent des "barrières" à la neutralité du net.

"Dans notre expérience de consommateur, on voit bien qu'avec un smartphone, on n'a pas du tout la même liberté qu'avec un ordinateur fixe" explique Sébastien Soriano, le président de l'Arcep. Sur smartphone, "on ne peut pas forcément choisir son navigateur, on ne peut pas implémenter [installer] n'importe quelle application". Le président parle même de certains contenus "censurés" par les magasins d'applications, comme Google Play et App Store.

Les intermédiaires entre l'utilisateur et l'information, des fournisseurs d'accès aux fabricants de terminaux, influencent potentiellement notre manière d'aller sur internet. Mais, sans les mettre clairement en cause, l'Arcep dit vouloir surtout travailler sur les systèmes d'exploitation, Google et Apple, qui référencent les différents sites et incitent à télécharger une application plutôt qu'une autre. "Il faut s'intéresser à ce sujet. On ne veut pas tout condamner par principe", assure Sébastien Soriano, "mais on n'a voulu ne pas être partiel sur ce sujet de la neutralité du net".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.