Prévue de longue date (et bien avant "l'autre" manifestation du jour), les défilés du 24 novembre initiés par le mouvement #NousToutes se sont déroulés dans une ambiance bon enfant, mais consciente de la gravité du combat. Petit tour d'horizon des slogans féministes entonnés dans 50 villes de France.

Manifestation #NousToutes contre les violences faites aux femmes, samedi 24 novembre à Rennes
Manifestation #NousToutes contre les violences faites aux femmes, samedi 24 novembre à Rennes © Maxppp / Joel Le Gall

Leur plus grande crainte, c'était d'être invisibles, comme l'ont été pendant longtemps les violences faites aux femmes. Pourtant, la mobilisation était prévue depuis plusieurs mois, largement relayée par un mot-dièse #NousToutes sur les réseaux sociaux, et accompagnée plus récemment d'une tribune, relayée notamment par France Inter.

Mais l'annonce il y a quelques jours d'une autre manifestation, celle des "gilets jaunes" à Paris, en même temps que cette marche en violet à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, avait de quoi inquiéter, voire énerver les participantes.

Finalement, la large mobilisation semble leur donner raison : les panneaux violets se sont multipliés un peu partout en France. À Paris, ils ont même été particulièrement nombreux, avec 12.000 manifestants selon la préfecture de police (contre 8.000 dans la capitale pour la manifestation des "gilets jaunes"), 30.000 selon les organisateurs, qui évoquent au total 50.000 personnes mobilisées dans toute la France.

Des panneaux pleins de slogans inventifs, et ce dès les premiers cortèges lancés à Rennes, l'une des premières villes à lancer le mouvement ce 24 novembre...

Même mobilisation enthousiaste dans les autres villes mobilisées (une cinquantaine de marches étaient prévues toute la journée à travers la France). Illustration à Toulouse, où l'on rappelle que "les hommes ont peur que les femmes se moquent d'eux, les femmes ont peur que les hommes les tuent"....

...à Marseille, où l'on assure à toutes les femmes qu'elles ne sont "pas seules"...

...à Lyon, avec un vaste rassemblement célébrant notamment les "sorcières" (figure classique du féminisme)...

...à Montpellier, où l'on appelle à arrêter "de servir et de faire jouir" les hommes...

...et un peu partout ailleurs.

À Paris, un cortège bien rempli

Simultanément ou presque, dans la capitale, la manifestation faisait le plein place de l'Opéra, pleine à craquer selon les journalistes sur place, un véritable "raz-de-marée violet". Le cortège devait défiler jusqu'à la place de la République. Là encore, avec toutes sortes de slogans et d'affiches drôles ou provocantes, mais toujours engagées et signes d'une colère globale.

Par endroits, la manifestation prend un ton moins enjoué, lorsque des panneaux évoquent le souvenir de victimes de féminicides ou plus largement des violences sexistes.

Le tout en présence aussi de plusieurs représentants politiques.

Reste à savoir si toutes ces voix porteront jusqu'à Emmanuel Macron, dont les tympans sont déjà très sollicités depuis une semaine.

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