Episode de pollution à Paris
Episode de pollution à Paris © Radio France / Philippe Renault

Alors que plusieurs régions françaises sont touchées par un épisode majeur de pollution aux particules, le comité interministériel de la qualité de l’air (Ciqa), se réunit ce mercredi pour faire un point d’étape sur le dernier plan anti-pollution.

Ce plan cible notamment les véhicules les plus polluants. L’objectif ? Les empêcher de circuler lors des pics de pollution. Les véhicules diesels seraient alors les principaux touchés par cette mesure. Sur 19 millions de voitures roulant avec ce carburant, 14,5 millions d’entre elles ne sont pas équipées d’un filtre à particule, selon l’Agence de l’environnement (Ademe). Pourtant, les moteurs diesel rejettent deux fois plus de particules fines que les moteurs essences.

Le ministère de l'Ecologie a répertorié les moyens existants pour identifier ces véhicules polluants : pastilles vertes, systèmes électroniques et satellites ou caméras de vidéo-surveillance qui lisent les plaques d'immatriculation, des techniques qui permettraient de réduire la circulation de ces véhicules et à terme de les bannir de certaines zones urbaines délimitées par les élus locaux.

Un peu plus tôt dans la semaine, lundi, le gouvernement avait annoncé une nouvelle limitation de vitesse sur le périphérique parisien : 70hm/h au lieu de 80km/h. Là encore, afin de lutter contre cette pollution.

Depuis trente ans, la qualité de l’air s’est globalement améliorée avec des baisses importantes de polluants comme le dioxyde de soufre ou le mercure. Mais "on a arrêté de s'améliorer il y a environ dix ans pour d'autres polluants, comme le dioxyde d'azote (NO2), l'ozone et les particules", rappelle Gilles Aymoz, chef de service qualité de l'air à l'Ademe.

La pollution est à l’origine de plusieurs maladies : asthme, bronchites ou cancers. Le tout pour un coût estimé entre 0,7 et 1,7 milliards d’euros par an selon le Commissariat général au développement durable. Les particules fines causeraient, elles, environ 42 000 décès prématurés selon une étude européenne datant de 2000.

En 2013, la Commission européenne a donné un an à la France pour mettre en œuvre des actions efficaces, sous peine d’amendes : ‘’au moins 100 millions d’euros la première année et 85 millions les années suivantes’’. L’Europe reproche à la France de dépasser les taux de particules limites dans quinze agglomérations. En tout, 5 à 15 millions de personnes seraient impactées par cette pollution.

Les villes les plus polluées de France le 17 décembre 2013

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