Lors de la visite d’une nouvelle résidence étudiante à Bondy, la ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé la mise en place d’une caution locative à destination des étudiants de familles monoparentales.

Le reportage de Célia Quilleret

Geneviève Fioraso lors des festivités du 14 juillet 2011 à Grenoble
Geneviève Fioraso lors des festivités du 14 juillet 2011 à Grenoble © CC-BY / Matthieu Riegler

Ce dispositif s'adressera, dès la rentrée, aux étudiants de familles monoparentales,

"car il est souvent demandé deux cautions" précise Geneviève Fioraso.

Il prendra la forme d’une caution locative, dispositif déjà testé en Aquitaine.

Il "vise à proposer rapidement une caution solvable aux étudiants qui, en raison de leur situation familiale ou personnelle, ne peuvent fournir de caution locative lors de leur recherche de logement" , ajoute-t-on dans l'entourage de la ministre.

Le principe ? Pour inciter le propriétaire à ne pas demander de caution, l’Etat se porte garant à la place des parents. En échange, les bénéficiaires de ce dispositif devront payer une cotisation à l'Etat, tous les mois, à hauteur de 1,5% de leur loyer. De quoi financer d'éventuels impayés que la caution Etat aurait à assumer.

Pourront aussi bénéficier de ce dispositif les étudiants en situation isolée, indépendants de leur famille, et les étudiants étrangers, pour qui les cautions sont plus difficiles à obtenir.

"Cette mesure se mettra en place de façon expérimentale dès cette rentrée 2013 pour environ 2.000 étudiants et sera généralisée en 2014 au printemps » précise la ministre de l’enseignement. En faisant toutefois reposer cette généralisation sur le retour de la croissance.

Le logement : « la racine du problème »

Selon une enquête menée par l'Unef et diffusée hier, le coût de la vie étudiante a augmenté sur une année de 1,6%, soit 1,5 fois l'inflation , plombé par la hausse de dépenses liées au logement (électricité, assurance habitation..) et la hausse des frais obligatoires (frais d'inscription, sécurité sociale étudiante..).

"La première urgence c'est de s'attaquer à la racine du problème, le logement" , estime Emmanuel Zemmour le président de l'Unef. Il ajoute "On ne peut pas rester dans une situation où il y a des jeunes qui renoncent tout simplement à faire des études parce qu'ils n'ont pas trouvé un logement à coté de leur lieu d'étude ou que leurs parents habitent trop loin de l'université dans laquelle ils veulent aller".

La ministre de l'Enseignement supérieur et la Recherche, Geneviève Fioraso, a assuré que l'engagement portant sur la construction de 40.000 logements étudiants serait tenu tenu.

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