2019 sera l'année de la révision de la loi de bioéthique, avec la mesure la plus attendue : celle de l'ouverture de la PMA à toutes les femmes. Une ouverture qui devrait être votée, car la majorité s'y était engagée. Il y a aussi d'autres mesures dans cette loi avec un calendrier un peu retardé.

Manifestation de militants pro-PMA en 2013 à Paris
Manifestation de militants pro-PMA en 2013 à Paris © AFP / LIONEL BONAVENTURE

Prévue en début d'année, la première mesure "sociétale" de ce quinquennat ne sera finalement débattue qu'en juin ou juillet, après un texte présenté au conseil des ministres au printemps. Retard pris à cause d'un embouteillage législatif, qui ne tombe finalement pas si mal... 

La mesure phare, c'est-à-dire l'ouverture de la PMA à toutes les femmes, sera  sans doute, votée.

Le dernier rapport attendu par le gouvernement est celui de la mission parlementaire. Il était prévu pour fin novembre mais l'ambiance "gilets jaunes" ne s'y prêtait pas. Les députés feront finalement leurs propositions le 15 janvier. Ces propositions devraient elles aussi aller dans le sens d'une extension de la PMA  à toutes les femmes. 

Cette PMA sera-t-elle remboursée ? La majorité LREM y est favorable, pour ne pas créer de discrimination.

Concernant l'accès aux origines, lorsque les enfants sont nés d'un don de gamètes, les donneurs pourraient avoir l'obligation de laisser des informations médicales et leurs coordonnées.

Reste le sujet sur l’auto-conservation des ovocytes. Le comité d'éthique s'y était déclaré favorable. Le gouvernement devrait suivre.

La PMA c'est quoi ?
La PMA c'est quoi ? © Visactu

Le gouvernement a encore quelques mois donc, avant de se lancer dans cette ouverture de la société, en espérant que d'ici là, le climat politique sera un peu plus apaisé.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.