Violences lors de la manifestation contre la lio travail, le 12 mai à Paris
Violences lors de la manifestation contre la lio travail, le 12 mai à Paris © MaxPPP

La préfecture de police de Paris a distribué des interdictions de séjour à plusieurs personnes. Parmi elles, un photographe de presse qui a finalement obtenu le retrait de la décision le concernant.

Alors que la tension avec les forces de l’ordre va crescendo sur les lieux de manifestations contre la loi travail, la préfecture de police de Paris avait commencé à envoyer, dès samedi dernier, des notifications très claires à plusieurs militants identifiés : selon l’association Action antifasciste AFA Paris/Banlieue, ces derniers auraient reçu, à leur domicile, la visite de policiers venus leur délivrer des interdictions de séjour valable le mardi 17 mai, nouvelle journée de protestation organisée par plusieurs syndicats.

Dans le but delimiter les troubles à l’ordre public , les militants sont « interdits de séjour, ce mardi, entre 11h et 20h dans plusieurs arrondissements parisiens », mais aussi " entre 18h et 7h du matin le lendemain dans le périmètre de la place de la République ". Un arrêté pris sur la base de l’article 5 de la loi sur État d’urgence, qui stipule que l’on peut interdire de séjour " toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics ". La préfecture de police, qui a distribué 53 interdictions de manifester dans toute la France , a évoqué des " individus régulièrement repérés lors des derniers affrontements à Paris ".

Interdiction levée pour un photographe de presse

Parmi ces notifications adressées tout azimut par la Préfecture de Police de Paris, celle délivrée à Nnoman , photojournaliste du Collectif Œil spécialisé dans la dénonciation des violences policières. Ce dernier a fait appel, et l’audience rendue mardi matin lui a finalement donné gain de cause :

Je suis journaliste, être sur des lieux de violences pendant les manifestations ne veut pas dire que j’y participe (Nnoman , photojournaliste visé par une interdiction de manifestation par la préfecture de police de Paris)

Le syndicat national des journalistes (SNJ ) avait appelé à soutenir le photographe, tandis que l’Association antifasciste Paris/ Banlieue promettait de ne pas en rester là.

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