Des lycéens bloquent leur établissement le 17 mars 2016 à Paris
Des lycéens bloquent leur établissement le 17 mars 2016 à Paris © Reuters / Benoit Tessier

Par crainte des débordements, 25 lycées de la capitale envisagent de fermer leurs portes jeudi, alors qu'une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail s'organise.

"On a vu ce qui s'est passé pour le lycée Bergson ." Philippe Tournier, le responsable du principal syndicat de proviseurs (SNPDEN-Unsa), a encore en mémoire la vidéo qui a fait le tour du web le 24 mars dernier. Celle d'un violent coup de poing assené par un policier à un lycéen de cet établissement du nord de Paris. Le geste avait immédiatement fait polémique, et l'IGPN -la police des polices- avait du ouvrir une enquête.

On comprend que les forces de l'ordre n'aient pas très envie de se confronter aux lycéens, avec ces risques. Mais les établissements sont seuls aujourd'hui. Une partie des personnels ont peur de ces blocages, ajoute le secrétaire général du SNPDEN-Unsa.

Qui, dès lors, pour encadrer les manifestations prévues jeudi devant de nombreux lycées ? Philippe Tournier, en tout cas, estime que "ce n'est pas aux établissements scolaires de jouer à la police".

Des poubelles et des groupes cagoulés

Le représentant des proviseurs assure que les temps ont changé : "il y a 10 ans, on pouvait dialoguer. Là, ce sont des groupes cagoulés qui arrivent avec des poubelles et cassent des vitres." Conséquence : les lycées Voltaire, Jules Ferry et 23 autres envisagent de rester fermés jeudi,"s'il n'y a pas de mesures particulières prises en matières de présence de forces de l'ordre".

De son côté, l'Education nationale rappelle aux recteurs qu'un lycée ne peut pas être fermé par anticipation."Cette décision ne doit être envisagée que le jour même, pour des raisons de sécurité absolue avérées" , précise le ministère.

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