Manifestants à Rennes le jeudi 12 mai
Manifestants à Rennes le jeudi 12 mai © MaxPPP / Jeremias Gonzalez

Vendredi soir, entre 300 et 400 manifestants ont affronté les forces de l'ordre et saccagé plusieurs commerces du centre-ville breton, suite à l'évacuation le matin même de la salle de la Cité.

Il y avait beaucoup de monde dans le centre-ville de Rennes de vendredi soir. Des clients attablés aux bars et aux restaurants de l'hyper centre, des commerçants... Aucun ne s'attendait à voir la situation dégénérer , allant jusqu'à une tentative d'attaque du commissariat de quartier et des locaux du Parti socialiste local.

Le reportage sur place de Céline Guétaz

[View the story "Casseurs contre CRS à Rennes" on Storify]Les images de nos confrères de France Bleu Armorique.

Les premiers heurts éclatent vers 21h30, place Sainte-Anne, un quartier animé de la ville. Les manifestants détruisent des caméras de surveillance, puis installent des barricades avec du matériel pris sur le chantier du métro. Les CRS répliquent alors avec des tirs de gaz lacrymogènes. Dispersés, les manifestants, foulards noirs sur le visage, équipés de cagoules et pour certains de masques ou de lunettes de protection, empruntent alors au pas de course, plusieurs rues du centre ville, sous les yeux des commerçants et des clients des bras et restaurants. Ils brisent sur leur passage des vitrines à coups de baton et de barre de fer, ciblant aussi bien des banques et des agences immobilières que des magasins de téléphonie ou de chaussures de sports.

Ils s'attaquent également aux locaux du commisariat de quartier, rue de Penhouet. Les vitres sont brisées, et les manifestants scandent "tout le monde déteste la police". Les forces de l'ordre n'interviennent qu'à proximité de l'Hôtel de ville , que tentent d'approcher les manifestants.

Vers 23 h, en quelques instants à peine, les cagoules disparaissent dans les sacs à dos, et les manifestants se dispersent très vite dans le centre ville.

Une nouvelle manifestation, non-autorisée, est prévue à midi dans les rues de la ville, sous très haute surveillance. La préfecture envisage de prendre des sanctions pénales contre les organisateurs, et annoncent des contraventions pour ceux qui y participeraient.

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