Les étudiants et les lycéens sont une nouvelle fois dans la rue contre le projet de loi el Khomri.
Les étudiants et les lycéens sont une nouvelle fois dans la rue contre le projet de loi el Khomri. © MaxPPP

Les étudiants et les lycéens sont une nouvelle fois dans la rue contre le projet de loi el Khomri. Plusieurs milliers de manifestants ont battu le pavé un peu partout en France et de nouvelles interpellations ont eu lieu à Paris.

C’est un second souffle pour le mouvement de contestation alors que le texte est examiné ce mardi en commission à l'Assemblée nationale.

A la fin de la dernière grande manifestation jeudi 31 mars, beaucoup se sont retrouvés et se retrouvent chaque soir place de la République à Paris pour échanger dans ce mouvement baptisé Nuit Debout.

L'appel lancé par William Martinet, président de l'Unef (Union nationale des étudiants de France), est sans équivoque : c'est "surtout le nombre de jeunes qui seront dans la rue cette semaine qui fera bouger les lignes".

"Actions coups de poing"

Même si les étudiants et lycéens de la zone B (Nantes, Rennes, Amiens, Strasbourg, Lille) sont en vacances, leur mouvement est maintenu. D’autres rassemblements ont lieu à Marseille, Grenoble, Toulouse, et Strasbourg.

A Rennes , des manifestants ont envahi les voies ferrées près de la gare à la mi-journée , obligeant la SNCF à interrompre son trafic pendant près d'une demi-heure. A Nantes, la police a dénombré près de 1600 personnes dans les rues et des incidents ont éclaté.

A Paris et en Ile-de-France, des blocages d’établissements étaient au programme, tandis que les cortèges d'étudiants ont déjà battu le pavé ce matin : ils étaient entre 3.200 et 3.300 personnes dénombrées par la police entre la place de la Nation et la place de la Bastille. Les forces de l'ordre ont interpellé 130 personnes pour des jets de projectiles.

"Le gouvernement va-t-il nous écouter? "

La coordination nationale étudiante prévoyait une réunion dans la matinée, avant que le cortège ne s'élance en début d'après-midi. "Déterminés...nous nous battrons jusqu'au bout pour obtenir le retrait total et sans négociation de la loi travail", expliquent ses représentants.

La colère est toujours perceptible dans les rangs de ces organisations qui estiment que les jeunes n'ont "pas de droits sociaux, pas le RSA parce qu'ils ont moins de 25 ans, pas d'allocations chômage (...) et pas de droit à un emploi stable" , comme l’explique William Martinet. Pour le jeune homme, les organisations ont "des contre-propositions…La question est de savoir si le gouvernement va nous écouter."

1,2 million selon les organisateurs

Mercredi, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale et Enseignement supérieur), Myriam El Khomri (Travail) et Patrick Kanner (Jeunesse) doivent recevoir l'Unef, puis la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), et enfin les organisations lycéennes (SGL, UNL et Fidl).

Jeudi 31 mars 390.000 personnes selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs, ont défilé contre cette loi. Depuis, chaque soir, place de la République des rassemblements réunissent des centaines de personnes répondant à un mot d'ordre du mouvement "Nuit Debout", un mouvement qui rappelle celui des Indignés en Espagne. Avant la rencontre promise entre le Premier ministre Manuel Valls et les organisations de la jeunesse, dont on ne connait pas la date, les députés examinent le texte en commission des 800 amendements, avant un débat dans l'hémicycle à partir du 3 mai.

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